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Épidémip
en Tur(|uie et au
Montvnfgro.
transportant le germe do la contagion dans des contrées qui jusque-là en avaient été indemnes. Cette pratique constituant donc un abus dangereux, le Gouvernement actuel .se vit obligé d'intervenir. Tenant compte du nombre insuffi.sant des médecins habitant le pays, des préjugés régnants, de iindolence de l'ensemble do la population, en particulier de la défiance marquée par les musulmans à l'égard des premières précautions prophylactiques prises par les Autrichiens, l'Administration préféra procéder avec une sage prudence, et employer la force de la persuasion plutùl que des mesures coercitives.
Jusqu'en 188ti, les disiiositions préventives avaient consisté à introduire successivement et progressivement la vaccination jennérienne. Ce procédé fut appliqué dès l'apparition de l'épidémie dans l'un des districts du pays, et l'on parvint ainsi à i.soler les foyers et à en enrayer le développement. Eu nièuie toiuiis, (ui engageait les médecins à vacciner chaque année aux frais du Gouvernement dans les lieux de leurs résidences et aux environs. On se servit, pour ces inoculations, de la lymphe ])rélevée sur des individus qui avaient été vaccinés eux-mêmes avec du pus de vache. De celle manière, on vaccina, jus([u'à la fin de 188G, 78.000 enfants' et le ré.sullal fui positif. Les succès
Les enfants snut vaccinés à |iarlir <ic l'âge île six moi?
obtenus détruisirent peu à peu la défiance de la population à Tégard du nouveau procédé. Les indigènes ne manquent pas de sens observateur; ils ne tardèrent pas à s'apercevoir qu'en temps d'épidémies les individus vaccinés étaient presque toujours seuls épargnés; les préjugés disparurent, et une sorte de bienveillance se manifesta dans tous les milieux en faveur de la vaccination '.
Le nombre des médecins s'étant accru notablement vers cette époque, le Gouvernement crut le moment propice pour introduire d'une manière générale l'institution régulière de la vaccination annuelle, en étendant celle-ci à toutes les communes du pays. En raison du grand nombre de syphilitiques et de scrofuleux répandus dans les deux provinces, on résolut d'employer exclusivement de la lymphe de vache. Grâce à une affectation spéciale de fonds au budget, on parvint, à partir de 1887, à introduire la vaccination obligatoire par communes dans un rayon s'étendant annuellement à 18 ou 20 districts, de telle sorte qu'étant donné le nombre de ces derniers (52), un tiers des enfants
Tableau IV.
Aperçu général, d'après le nombre des vaccinés, de la participation relative de chaque confession.
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