ROUTES
Avant 1879, il n'existait pas, en Bosnie, de routes solidement et normalement construites. Le règlement turc qui en fixait les proportions et le classement n'était pas observé, et les quelques chemins rayonnant aux environs des villes n'étaient praticables par les voitures que durant la sécheresse. Aussi les moyens de transport, aussi bien pour les personnes que pour les marchandises, se limitaientils aux bètes de somme et h lu navigation sur quelques cours d'eau (fig. 181). Dès le commencement de l'Occupation, le Gouvernenieiil austro-hongrois comprit la nécessité des voies de communication, et jus(iu'en 1883 l'autorité militaire fut chargée de les créer avec l'aide des troupes du Génie. La longueur des routes carros.sables construites dans ces conditions peut être évaluée à ToO kilomètres. Dès que les organes de l'Administration civile furent au complet, le Gouvernement de Bosnie reprit en main tous ces travaux; cl la construction, comme l'entretien, se firent désormais en régie sous la
' Lo tarif kilométrique pour les voyageurs est de 4 kreuzors en première claiise; 3 kreuiers m deuxième; S kfv zers en troisième ; 1 krcuzcr en quatrième. — La valeur du kreuzer est de deux centlmtji.
direction des ingénieurs civils et par les moyens propres du pays. Le système des concessions aux grands entrepreneurs fut absolument exclu ; les ouvriers furent payés d'après un tarif bien déterminé. Quant à la corvée, établie sous la domination ottomane, elle n'a pas encore complètement disparu, en raison de l'insuffisance Jes revenus et de la grande proportion des chemins à construire et à réparer. Mais
la loi de 1892 a apporté de grands adoucissements à l'application du travail obligatoire. La corvée des animaux fut complètement supprimée, et les habitants purent être dispensés de la corvée personnelle en payant, avant le l" janvier de chaque année, une redevance très faible ;l fr. 20 par an).
Les résultats obtenus ont été excellents : tandis qu'en 1880 le nombre des corvéables se faisant exempter n'élail que de 0.C8 %, il sék'vail, en 1897, à environ .■)U ° „. — En ce qui concerne la construction el l'entretien des chemins municipaux, les communes ont le droit d'exiger des habitants un maximum de trois jours de corvée par an, mais sous le contrijle du Gouvernement, qui leur fournit, d'ailleurs, des subventions en argent.
La longueur totale des routes, en 1887, était de G. 183 kilomètres, répartis ainsi :
•2.01-2 kiloniiJlrcs de routes principales.
l.TiO kiluinèlres de routes secondaires,