‹ La botanique de la bibleChapitre 2 sur 76 · XV III · texte numérisé non relu

XV III

influence. La Heur avec son parfum, ses formes élégantes, ses couleurs éclatantes, la forêt avec son ombre, ses mystères, ses beautés innombrables parlent d’un Dieu d’amour, tandis que les Juifs ne connaissaient guère que le Dieu de Sinaï , le Dieu grand et terrible « qui jette son regard sur la terre et elle en tremble, qui touche les montagnes et elles en fument. »

Il va sans dire que plusieurs des plantes dont nous rencontrons les noms dans la Bible ne méritent guère qu’on s’y arrête., si ce n’est pour en constater la mention et pour s’assurer, à l’occasion, si les espèces dont il est question sont bien celles que nous connaissons aujourd’hui sous les mêmes noms.

Il y a encore des plantes mentionnées sous des noms qui ne sont évidemment que des termes * génériques et pour lesquelles il serait impossible d’indiquer une espèce particulière : le bois de gopher, par exemple, dont Noé construisit son arche, et qui pouvait être un conifère résineux quelconque.

Il y a, en outre, des passages qui nous parlent de plantes dont il nous est impossible de déterminer même le nom générique avec certitude. Les arbres mystérieux du jardin d’Eden sont de ce nombre.

J’examinerai lorsque cela me paraîtra de quelque utilité les conjectures qui ont été faites sur ces passages, mais j’arrêterai l’attention du lecteur

surtout sur les plantes dont la Bible nous parle nominativement, dont nous connaissons l’espèce sans équivoque, et dont nous pouvons étudier la Heur et le feuillage dans nos jardins et savourer les fruits sur nos tables.

Je donnerai la description botanique de chaque espèce, l’indication des principaux passages où elle est mentionnée, et des détails aussi complets qu il me sera possible , sur son histoire et sur ses propriétés.

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