‹ La botanique de la bibleChapitre 20 sur 76 · FA B A VU LOA BTS · texte numérisé non relu

FA B A VU LOA BTS

Famille des Légumineuses. Plante herbacée annuelle. Feuilles alternes, stipulées, paripennées, à une à trois paires de folioles épaisses, ovales, très-entières ; pétioles terminés par une pointe. Fleurs pédonculées, en grappes courtes; corolle papilionacée, blanche, à ailes tachetées de noir; calice monosépale, à cinq dents courtes ; dix étamines insérées au même point que les pétales et soudées en un tube coupé obliquement; un style filiforme; fleurs odorantes. Graines ovales, comprimées, renfermées dans une gousse sessile, coriace, très-enflée.

a Fève est mentionnée une seule fois : 2 Sam. xvii, 28.

Il n’y a aucun doute, parait-il, quant à l’identité de cette plante qui portait en hébreu le nom de pol avec notre Faba vulgaris.

On la suppose originaire de la Perse; elle était connue des anciens Egyptiens, mais ils n’en mangeaient pas, leurs prêtres considérant cette plante comme immonde. Pithagore, instruit par les Egyptiens, défendit

à ses disciples de manger des fèves. Aristote dorme, comme raison de cette défense, l’emploi de la Fève dans les votations pour Félection des magistrats, et suppose que Pvthagore, en proscrivant la Fève, voulait donner à entendre à ses disciples qu’ils ne devaient pas s’occuper de politique.

Une meilleure explication est celle de Varron qui attribue la répugnance des Egyptiens et de Pythagore pour la Fève, à une idée superstitieuse se rattachant aux taches noires de ses fleurs qui imitent ce qu’il appelle des lettres infernales.

Il est bon cependant de faire observer que d’après certains auteurs la Fève de Pythagore n’était pas le Faba vulgaris, mais les grosses graines farineuses du NeMmbium speciosum .

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