MORUS N IG RA
Famille des Artocarpées. Arbre à suc laiteux, peu élevé. Feuilles alternes, épaisses, ovales, profondément échancrées en cœur à la base, 'dentées ou lobées, pubescentes et rudes. Fleurs monoïques en épis, à périanthe unique, à quatre segments ; les mâles à quatre étamines et à périanthe velu sur les bords et non charnu ; les femelles à deux styles et à périanthe charnu et succulent. Fruits agrégés, ovoïdes, d’un pourpre noir, à suc d’un rouge foncé, fades et sucrés.
Sam. v, 24 et Luc xvn. 6.
Il ne faut pas confondre le Mûrier noir, originaire d’Orient, dont il est question ici, avec le Mûrier blanc qui en diffère considérablement et par ses fruits et surtout par ses feuilles lisses et presque toutes entières. Cette dernière espèce est originaire de la Chine et ne fut connue en Europe que sous l’empereur Justinien (vers 550) lors de l’introduction des vers-à-soie \ /
Mûrier est mentionné deux fois dans la Bible : 2
par des moines revenant des Indes. Le Mûrier à fruits noirs était cultivé par les anciens pour ses fruits qui étaient plus estimés alors qu’ils ne le sont aujourd’hui.
« Doués d’un parfum agréable, ils sont préférés à ceux de toutes les autres espèces.... On préfère pour la nourriture des vers-à-soie les feuilles du Mûrier blanc. Le suc des mûres, peu utile pour la teinture, noircit les mains et laisse sur le linge des taches difficiles à effacer. Le jus de citron, l’oseille, le verjus, nettoient les mains mais pour le linge le moyen le plus prompt est de le mouiller et de le faire sécher à la vapeur du souffre. » {i)
(l) Boefer. Dictionnaire de Botanique pratique.