LE MYRTE
MVRTUS ÜOMMUNIS
Famille des Myrtacées. Arbrisseau à tige tortueuse. Feuilles persistantes, opposées, ovales, entières, très-glabres, luisantes, odorantes par le frottement. Fleurs blanches, régulières, axillaires et solitaires; calice m.onosépale, coloré, à cinq à sept divisions, à tube soudé avec l’ovaire ; corolle à cinq à sept pétales insérées à la gorge du calice ; étamines en nombre indéfini, insérée dans le tube du calice ; ovaire infère, surmonté d’un style à stigmate aigu. Fruit : une baie charnue, couronnée par les dents persistentes du calice.
r-Ov «
^saïe mentionne le Myrte en parlant du reboisement des déserts (ch. xli, 19). Voir en outre: Esaïe lv, 13; Néh. viii. 15; Zac. iy 10.
Commun dans les îles de Chypre, Paphos, Cythère et autres, le Myrte fut consacré à Vénus et devint Femblème des amants heureux. Dans les festins on faisait passer une branche de myrte de main en main avec la lyre, ce qui était pour chaque convive le signal de chanter des vers érotiques.
Dans son état sauvage, le Myrte forme un arbre irrégulier et qui se dégarnit promptement au-dessous ; mais façonné par la main de l’homme, il devient touffu et élégant. On regarde toutes les parties de cette plante comme au moins égales à l’écorce de Chêne pour la tannerie. Son bois est dur et très-propre aux travaux de tour ; les merles sont très -friands des baies du Myrte ; on attribue même à l’abondance de cette plante la saveur particulière et très-appréciée des merles de File de Corse.
Il paraît incontestable que la plante mentionnée sous le nom hébreu de haddas dans l’Ancien-Testament est réellement l’arbuste que nous appelons Myrte.
Le Septuagint traduit [j.i>pa(vY)v partout et la Yulgate myrtus .