L’ORTIE
Famille des Urtieacées. Plante herbacée vivace toute hérissée de poils dont la piqûre est brûlante; tige de 40 à 100 centimètres, dressée, rameuse. Feuilles opposées, pétiolées, ovales, acuminées, bordées de grosses dents à scie, échancrées, en cœur à la base. Fleurs dioïques, axillaires, vertes, en grappes paniculées plus longues que les pétioles; les mâles dressées, à périanthe divisé en quatre segments et à quatre étamines ; les femelles pendantes, à périanthe divisé en deux segments presque libres et à un stigmate en pinceau. Fruit : un akène oblong, comprimé, luisant, à deux valves, accompagné du périanthe persistant.
j%ilie des ruines, production propre aux terres abandonnées ou maudites, l’Ortie est devenue l’emblème du
champ du paresseux. Elle est la reine des mauvaises herbes.
« Près du champ du paresseux je passais, dit Salomon, et près de la vigne de Phomme privé de sens; et voici, le chardon y poussait partout et les Orties en couvraient le sol, et son mur de pierres s’était écroulé. »
Le mot kimos/i (grec wlhi) parait indiquer l’Ortie sans équivoque. Il se rencontre trois fois: Prov. xxiv, 31 ; Esaïe, xxxiv, 13; Osée ix, 6.
La piqûre de l’Ortie est trop familière a chacun pour qu’il soit nécessaire d’en parler; mais chacun ne sait peut-être pas qu’une goutte d’ammoniaque (alcali volatil) en supprime immédiatement la douleur, de même que celle des piqûres de guêpes, abeilles et autres insectes; à défaut d’ammoniaque on peut employer de l’eau salée.
L’Ortie malgré ses piquants est une bonne plante potagère; ses jeunes feuilles cuites et servies en guise d’épinards sont un légume excellent; toute la plante fanée forme un fourrage dont le bétail à cornes est trèsfriand et qui augmente beaucoup le lait des vaches ; en Suède on cultive l’Ortie en grand pour cet objet.