‹ La botanique de la bibleChapitre 4 sur 76 · L’AMANDIER · texte numérisé non relu

L’AMANDIER

AMYGÜALUS GOMMUNIS

Famille des Rosacées. Arbre de moyenne hauteur, à écorce rude. Veuilles alternes, stipulées, glabres, luisantes, oblongues, dentées en scie; pétiole muni de deux petites glandes. Fleurs régulières, blanches, rosées au centre, précédant lès feuilles; cinq sépales; cinq pétales; étamines en nombre indéfini; un ovaire libie, un style filiforme. Fruit : un drupe composé d’une coque veloutée à chair coriace, enveloppant un noyau oblong, lisse ou à peine fendillé, dans lequel est contenue une amande.

^§>et arbre est mentionné deux fois dans la Sainte Ecriture : Ecc. xii, 7 ; Jér. i, 11. Il figure dans ces deux passages comme l’emblème de la vieillesse et de la décadence, a cause de la ressemblance que les poètes ont trouvée entre sa belle et abondante inflorescence d’un

blanc de neige et les ‘cheveux du vieillard blanchis par les années.

Le mot hébreu shaked qui signifie hâter s’appli- 'l'iaif a l’Amandier comme l’ arbre hâtif, c’est-à-dire

le premier à fleurir. C’est ce qui explique le jeu de mot du passage suivant de Jérémie : « La Parole de l’Eternei me fut adressée en disant : Que vois-tu Jérémie? et je répondis : Je vois une branche d’ Amandier arbre hâtif ) ; et l’Eternel me dit : Tu as bien vu car je me hâte d’accomplir ma parole. » (Jér. i, 11;.

Le mot en question n’est pas toujours rendu par Amandier dans nos versions; il y a même plusieurs mots de l’original qui paraissent désigner cet arbre. Ainsi dans Gen. xxx, 37, Martin traduit par coudrier un nom que les commentateurs sont à peu près unanimes à rapporter à l’Amandier.

Cet arbre est originaire de l’Orient, mais il croit spontanément aujourd’hui dans toute l’Europe tempérée. On en cultive deux variétés, la douce et l’amère.

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