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LE SAULE

SALIX BABYLONIGA

Famille des Amentacés. Arbre à rameaux allongés, flexibles, pendants. Feuilles alternes, pétiolées, glabres, lancéolées, finement dentées. Fleurs dioïqu es en chatons cylindriques, à écailles entières d’un jaune verdâtre, caduques avant la maturité des capsules ; deux étamines libres ; deux styles , deux stigmates échancrés ; chatons contemporains des feuilles. Ovaire libre, uniloculaire, polysperme; capsule bivalve. Graines à aigrette soyeuse.

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® e Saule pleureur est, avec le Cyprès, l’arbre des cimetières et l’emblème de la douleur. Mais le Cyprès a un feuillage épais et triste, sa verdure est sombre, son port est rigide, il jette sur les tombes une ombre obsure et, une fois coupé, il ne repousse plus : c’est l’image de la mort sans espérance au-delà du tombeau. Le Saule, au contraire, se renouvelle promptement, son feuillage est frais et gracieux ; ses branches flexibles, se balançant au vent, laissent entrevoir le ciel et permettent au soleil de jeter des rayons d’espérance sur les tombes. Le Cyprès

était, en un mot, l’emblème de la douleur dupayen, tandis •que le Saule est l’image de celle du chrétien qui ne se désole pas comme ceux qui ny ont point d’ espérance .

Une foule d’espèces de Saules à rameaux droits sont originaires d’Europe et sont cultivés dans les endroits humides sous les noms de marseaux, osiers, verdiaux, amariniers, etc. Les branches sont employées sur une grande échelle dans l’industrie de la vannerie ; les rameaux flexibles servent de liens pour le jardinage et la viticulture; l’écorce est employée dans la tannerie et on en extrait une glucoside, la salicine, principe immédiat astringent et tonique dont les propriétés, voisines de celles de la quinine mais inférieures, ont été utilisées dans le traitement des fièvres intermittentes lorsque le Quina était d’une chère! é excessive.

Le Saule pleureur est originaire de l’Asie mineure et notamment de rives de l’Euphrate où s’élevait autrefois Babylone. C’est à cet arbre que les Israélites suspendaient leurs lyres pendant qu’ils pleuraient Sion dans l’exil. Ps. cxxxvii, 2 :

Près de l’Euphrate assis nous pleurons sur ses rives. Une juste douleur tient nos langues captives.

Et comment pourrions -nous au milieu des méchants, O céleste Sion faire entendre tes chants ?

Hélas nous nous taisons ! Nos lyres détendues Languissent en silence aux Saules suspendues.

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