‹ La botanique de la bibleChapitre 45 sur 76 · LE TÉRÉBINTHE · texte numérisé non relu

LE TÉRÉBINTHE

PISTAGIA TEREBINTHUS

Familles des Térébinthacées. Arbre à port imposant, rappelant celui du Chêne, et exhalant une odeur résineuse. Feuilles caduques, pennées, à sept ou neuf folioles ovales, obtuses, vertes, luisantes, blanchâtres en-dessous ; pétiole légèrement ailé entre les folioles. Fleur petite en panicule, blanchâtre; calice monosépale à trois ou cinq divisions ; corolle polypétale à trois ou cinq pétales alternant avec les sépales ; trois à cinq étamines insérées au calice et alternant avec les pétales. Fruit : un drupe bleuâtre de la grosseur d’un pois.

^1 est propable qu’on devrait rendre par Térébinthe, avec le Septuagint qui traduit xepsêîvQo^ le mot alah que la plupart des versions modernes traduisent par chêne ou platane.

Le mot allon représente, paraît-il, le vrai chêne. Qu’il y ait une différence entre le sens des deux mots, malgré leur ressemblance, cela résulte de leur emploi simultané comme dans Esaïe vi, 13 et Osée, iv, 13.

Le Térébinthe est un très-bel arbre en Orient ; on

en extrayait autrefois un suc résineux qui fournissait un parfum agréable. Il croit en Europe, mais à Tétât de buisson.

Le genre Pistacia renferme deux autres espèces intéressantes: le Pistacia ver a , ou Pistachier qui fournit le fruit employé sous ce nom dans la confiserie et qui est cultivé dans le Midi de l’Europe, et le Pistacia lentiscum , joli arbrisseau à feuilles persistantes qui couvre les terrains arides dans toute TEui°pe méridionale et dont le bois a été employé de tout temps pour faire des cure-dents :

Lentiscum melius, sed si tibi frondea cuspis Defuerit, dentes penna levare potest.

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