L ENCENS ET LA MYRRHE
Le mot lebonah, traduit par X(6 avoç dans le Septuagint désigne la gomme aromatique d’un arbre oriental. Quoique cette substance soit mentionnée comme provenant de Léba, (voir : Jér. vr, 20; xli, 5) rien ne prouve que l’Encens ait été un produit de l’Arabie. Il parait plus probable qu’il était un objet de commerce importé par les négociants arabes de l’extrême Orient et exporté de nouveau par eux vers l’Asie- Mineure et l’Europe.
L’Encens employé aujourd’hui dans les églises catholiques et grecques est la gomme aromatique du Boswellia serrât a, arbre abondant dans l’Hindoustan.
Deux mots hébreux sont traduits par Myrrhe dans nos versions : lob et mor.
Le premier se rencontre dans Gen. xxxvii, 25 ; xliii, II, où il est question des présents envoyés par Jacob à son fils Joseph en Egypte; il paraît peu probable qu’on ait exporté la Myrrhe de Canaan en Egypte puisque l’arbre qui la produit appartient à l’Arabie et à l’Inde. Il est probablement question ici du ladanum, gomme résine produite par le Ciste de Crète.
L’autre mot mor , paraît désigner clairement la Myrrhe du commerce, le i^uppa ou qxupva des Grecs, la gomme-résine du Balsamodendron myrrha.
Cette substance est mentionnée comme un parfum précieux dans un grand nombre de passages. Elle entrait dans la composition de l’huile sainte ( Ex. xxx, ), on en faisait usage dans la toilette des femmes (Gant, v, 5;Esth. ii, 12;), et pour Fensevelissement des morts. (Jean, xix, 39.)
La Myrrhe avait autrefois une réputation qu’elle n’a plus aujourd’hui. Les anciens en préparaient une boisson et une huile qui a été employée en médecine jusqu à très-dernièrement. Elle entrait dans la composition de la Thériaque et autres médicaments composés célèbres il y a encore peu d’années.