LE FRÊNE
Le Frêne n’est mentionné que dans un seul passage : Esaïe, xliv, 14.
Cet arbre croît dans toutes les régions tempérées du globe et s’avance fort avant dans le nord ; son bois est blanc, dur et élastique; il est employé dans le charronnage et par les tourneurs. Une autre espèce du même genre, le Fr ax inus ornus ou Frêne fleuri , est cultivée comme plante d’ornement à cause de ses belles panicules de fleurs odorantes.
Le mot oren que Martin et les autres traducteurs modernes rendent dans ce passage par Frêne est traduit par pin dans le Septuagint. A défaut d’autres renseignements il convient de s’en rapporter aux traducteurs alexandrins. Luther et Rosenmüller rendent oren par pin et ce dernier écrivain précise même l’espèce ; il veut que ce soit le Pinus pinea , c’est-à-dire le pin domestique ou pin à picpielles , cultivé dans les pavs chauds pour ses fruits et dont Virgile a dit :
Fraxinus in svlvis pulcherrima, pinus in hortis.
LE Unis DE (rdPHKIi
Ce bois n'est mentionné qu'une seule fois, à propos de la construction de l’arche qui était en bois de Gopher. (Gen. vi, 14.)
Le mot gopher peut signifier aussi soufre , ce qui a fait penser à certains commentateurs que ce terme ne devait pas désigner une espèce particulière, mais s’appliquer à tous les bois résineux , c’est-à-dire trèsinflammables : Cèdre, Sapin, Cyprès, etc.
Cependant la plupart des commentateurs inclinent à adopter le Cyprès comme le bois de Gopher de la Genèse. On a avancé pour soutenir cette idée les considérations suivantes : les lettres g , ph, h et p ne diffèrent que par la manière plus ou moins douce dont on les prononce, et il en résulte que gopher et xuroxp (kupar ne sont, au fond, qu’un meme mot, la terminaison tcaoç dans y.u irapwaoç n’étant qu’une addition grecque à la racine.
Il est bon de faire observer cependant que le Septuagint n’a pas traduit par Cyprès, mais bien par « poutres carrées. »