‹ La botanique de la bibleChapitre 54 sur 76 · LE BOIS ODORIFÉRANT · texte numérisé non relu

LE BOIS ODORIFÉRANT

Parmi les produits dont le commerce devait être supprimé par la destruction de la grande Babvlone (Ajpoc. xviii,, 12), on remarque « toute sorte de bois odoriférant. »

L’original porte ÿXov ôûivov, bois de tfiyinon.

Nous n’avons que peu de renseignements pour nous guider dans la détermination de cette espèce. Celsius Hierobotameon , vol. n, p. 25) dit ce qui suit en parlant de ce bois :

Bua Theopkrasti est ilia citrus, quæ citreas mensas dabat Romanis inter lautissima opéra.

Pline (. Htst . nat. xiii, 15), nous apprend que cet

arbre était originaire d’Afrique et qu’il atteignait à de

grandes dimensions.

Les botanistes modernes supposent que le bois en question aurait été fourni par le Callitris quadrivalvis ou Thuya articulata de Linné, conifère abondant dans le nord de l’Afrique, surtout au Maroc.

Cet arbre qui ressemble beaucoup au Cyprès, donne un bois lourd, parfumé et de couleur foncée. La résine du Thuya . articulata porte dans le commerce le nom de sa nda raque.

l'or m e

Cet arbre est mentionné par Osée (Ch. iv, 3; mais il y a alah dans l'original que le Septuagint traduit par térébinthe.

L’Orme a cependant été connu dès la plus haute antiquité; son bois devait être employé par les Israélites, car les anciens en faisaient le plus grand cas à cause de sa dureté et de sa force.

Les Romains cultivaient l’Ormeau pour soutenir la vigne — Ulmis adjungere rites — et ce système fâcheux pour le produit des ceps est encore en usage dans les Romagnes et d’autres provinces d’Italie.

On vovait autrefois un Orme devant un grand nombre d’églises en France. Ces arbres devaient leur origine à une ordonnance de Sully qui, en 1605, prescrivit — on ignore pourquoi, — la plantation d’un Orme devant toutes les églises de paroisse. L'ombre de ces Ormes est devenue par la suite un rendez-vous général pour toutes sortes d’affaires ; on y payait, à la Saint-Jean et à la Saint-Martin, les rentes et redevances aux propriétaires ou à leurs intendants. De là l'expression, introduite sans doute par les mauvais payeurs qui ne comptaient pas se trouver au rendez-vous : attendez-moi sous l’Orme.

Un certain nombre de ces arbres subsistent encore ; on en remarque un surtout dans un faubourg d’Abbeville; c’est un Orme d’une taille gigantesque et dont le tronc mesure 7m75 de circonférence.

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