‹ La botanique de la bibleChapitre 65 sur 76 · LA MAN NE · texte numérisé non relu

LA MAN NE

ous lisons dans Ex. xvi 13 :

« Et le soir il surgit un vol de cailles qui couvrirent le camp et le matin il y eut une couche de rosée autour du camp; et quand la couche de rosée eut disparu, il y avait sur la surface du désert une matière line en forme d écailles menues comme le givre qui couvre la terre.

« Et à cette vue les enfants d’Israël se dirent h un à l’autre : Qu’est-ce? Car ils ne savaient ce que c’était. Et Moïse leur dit : C’est le pain que l’Eternel vous donne pour nourriture. »

« Or la Manne était comme de la graine de coriandre et elle avait la couleur du Bdellium. » (Nom. xi, 7.)

Le mot manne n’a aucune signification propre qui puisse nous guider dans la détermination de la nature de cette substance mystérieuse qui a servi de nourriture à tout un peuple pendant plus de quarante ans. Manne , en hébreu Man-hu , est une simple interroga-

tion : qu’est-ce? « Les enfants d’Israël se dirent à l’autre : Man- /ut? » ( Qu’est-ce ?)

On a voulu identifier cette substance avec les produits sucrés qui découlent de plusieurs arbres abondants autour des rochers du Sinaï.

Le lamarisque du désert (Tamavix mannifeva) piqué par un insecte , le Coccus manniparus , laisse exsudei une substance collante et sucrée qui forme des gouttes bi il tantes sur les branches et qui tombe sur le sable au-dessous.

Une autre plante, ÏAlhagi Maurorum , donne lieu à

un produit analogue.

Oes exsudations apparaissent le matin et disparaissent dans la journée sous l’action du soleil.

La Manne des Israélites était un produit miraculeux; ceia résulte clairement des passages où elle est mentionnée, mais le miracle a-t-il consisté dans la création d une substance entièrement inconnue jusque-là ou dans l’augmentation d’un produit végétal naturel et indigène dans le désert? En présence de la ressemblance

très- grande que les sucs des plantes dont je viens de parler présentent avec la Manne, il est peut-être permis de pencher vers cette dernière hypothèse.

Uuoi qu’il en soit, il ne faut pas confondre la Manne

de la Sainte Écriture avec la drogue purgative appelée manne aujourd’hui en pharmacie.

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