LE SYCOMORE
)1 est dit dans Luc xix, 4, que Zacliée étant de petite taille, et ne pouvant apercevoir Jésus-Christ à cause de la foule qui raccompagnait, grimpa dans un Sycomore, — àvéov] !tù ŒUKo^wpouav,, — pour le voir passer. Griesbach donne les variantes *. auxo^péav et au/,o[jiopéav.
Ce mot est évidemment un composé de auxov, figuier et |Lpov; mûrier. 11 désignait probablement une variété de figuier, le Ficus sycamorus qui abonde en Orient et dont les feuilles ont une certaine ressemblance avec celle du Morus nigra.
Nous trouvons dans plusieurs passages de l’Ancien- Testament un mot, s/iikmoth ou shihmin que les traductions modernes rendent par Sycomore. Le Septuagint traduit toujours ce mot par auy„a[ji(vo^ mot qui signifie le vrai mûrier à fruits noirs et que le Nouveau- Testament applique toujours à cet arbre. Malgré ce fait, il paraît probable que le shikmoth des Hébreux n’était pas le Mûrier, mais le Figuier-Sycomore.
Les passages où l’arbre en question est mentionné justifient cette hypothèse. Voir : Ps. lxxviii, 47, où il est dit que cet arbre crci'mt la gelée, ce qui est vrai du Sycomore et non du Mûrier. Voir encore : 1 Chron. xxvii, 28; 2 Chron. i, 15; ix, 27; Jér. xxiv, 2; àmos vu, 14.
« Le Sycomore était et est encore, un des arbres les plus communs de l’Egvpte; son bois était employé pour les cercueils de momies, les portes, les caisses et tous les objets d’ameublement.
« Dans la Palestine on ne le trouve que sous le climat doux des plaines maritimes de la Phénicie, d’Acre et de Saron, de meme que dans la vallée chaude du Jourdain (1).
(1) Tiistram. NaturoA History of the Bible..