‹ La botanique de la bibleChapitre 70 sur 76 · LA VES C E · texte numérisé non relu

LA VES C E

^ette petite plante rampante a été connue et cultivée comme fourrage dès la plus haute antiquité; elle const.tue, aPrès le trèfle et le sainfoin, la meilleure plante fourragère que nous offre la famille des légumineuses.

Le mot se trouve dans les versions françaises dans

un seul passage : EsaÏe xxviii, 27 :

« On ne foule pas la vesce avec le traîneau mais

on bat la vesce avec un bâton . »

Le mot hébreu qu on a rendu ici par vesce est ketzach ; le -Septuagint traduit par ^Xavôiov, c’est-à-dire graine noire. Plusieurs plantes ont été suggérées comme la traduction de ce mot. L’anis, le pavot, et d’autres plantes à graine aromatique et noire ont été pioposées. Mais 1 opinion qui paraît la plus vraisemblable est celle qui identifie le melanthiuTYi des anciens

avec le Nujella saliva des botanistes modernes, plante de la famille des Renonculacées, à grandes fleurs bleues

et. terminales et dont les graines noires et fortement aromatiques sont connues dans le commerce sous le nom de toute- épice. Ce condiment est employé par tous les orientaux encore aujourd’hui pour assaisonner le pain et les gâteaux.

La nielle était cultivée et estimée par les anciens \ voici l’éloge que Pline en fait :

Melanthii, vel melanspermi, semen gratissime panes condit.

L’allusion dans le passage : « on ne foule pas la nielle avec le traîneau, » s’explique par la délicatesse des graines de la plante en question qui ne sauraient suppoitei sans être écrasées le poids des instruments employés pour battre le blé.

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