LE CAROUBIER
GERATONIA SÏLIQUA
Famille des Légumineuses. Arbre de médiocre grandeur, à tige tortueuse, à port arrondi et à rameaux se repliant vers le sol. Feuilles persistantes, panpennées, à six à dix folioles coriaces, glabres, ovales, obtuses. Fleurs en grappe simple, odorantes pa-
tinai, rougeâtre, à cinq divisions; cinq étamines opposées aux sépales ; un ovaire entouré d’un disque charnu à cinq lobes. Fruit : une gousse allongée, indéhiscente, comprimée, pendante recourbée, d’un brun châtain, renfermant une pulpe foncée et des graines dures et luisantes.
ous lisons dans Luc. xv, 16, que l’enfant prodigue,
ou caroubes dont on nourrissait les porcs.
Le Caroubier abonde dans les contrées méridionales de FEurope et en Orient; ses gousses forment une excellente nourriture pour les chevaux ; elles renferment même une pulpe douce dont les Turcs préparent des boissons rafraîchissantes et des sorbets. Les anciens
à bout de ressources, mangea avec dégoût les carouges
Egyptiens en extrayaient une sorte de miel qu'ils employaient pour confire les tamarins.
D’après une tradition des chrétiens d’Orient, ce fruit peu appétissant, aurait servi à la nourriture de Jean- Baptiste au désert ; de là son nom allemand de Johannisbrodbaum.
Le mot grec xspaxia qui désigne la Caroube est dû à la rassemblance entre ce fruit et une corne. La gousse du Caroubier est longue d environ 30 centimètres, comprimée sur deux faces et capricieusement recourbée comme les cornes de certains animaux.
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