VEINE
la municipalisation, de comparer les prix de vente de la boulangerie municipale avec ceux en vigueur après ou avant sa créalion : cela a évidemment de limporlance et nous ne négligerons pas ce travail ; mais ce qui importe surtout, pour apprécier ces résultats, c'est de comparer le prix de vente à la boulangerie municipale avec ceux qu'auraient établi à la même époque les patrons boulangers, c’est-à-dire de comparer un terme connu avec un inconnu : travail assez délicat et qui ne nous donnera forcément que des résultats approchés.
Pour faciliter un peu notre tâche, suivant d’ailleurs en cela l’exemple de M. Cicero, nous avons fait porter surtout nos recherches, sur le pain de deuxième qualité, qui est d’ailleurs de beaucoup le plus employé à Catane. Il se vend à Catane environ 75 0/0 de pain de deuxième qualité, 6 0/0 de première et 19 0/0 de troisième qualité.
Nous dirons quelques mots seulement sur les prix de ces deux dernières qualités. Il nous faut dire enfin que, à Catane, les conditions locales favorisent les prix peu élevés : le coût du grain est faible: celui du combustible également (le bois de F'Etna coûte très peu) ; le sel est presque gratuit ; enfin la forme compacte du pain que l’on mange, demande beaucoup moins de soins qu'ailleurs.
Dans un interwiew paru dans un journal de Milan (1)
(1) Tempo, 23 janvier 1903.
LG
M. de Félice affirmait que la boulangerie: municipale avait abaissé les prix du pain de 0.10 et 0.12 le kilo-
gramme. Îl dressait Jui même le tableau suivant (1).
(1) Enquête, p. 407.
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Prix des diverses qualités