par kilogramme
Mais est-ce là le bénéfice réalisé par le consommateur ?
Le pro-syndic le croit et sans tenir compte des observations faites précédemment au sujet de la baisse du droit d'octroi, il dit : « Étant donné une production « quotidienne de 700 quintaux pour toute la ville, on a € 70.000 >< 0.10, chiffre évalué par lui comme baisse « du prix, 7.000 1. de bénéfice qui, multipliés par « 365 jours, donnent 2.550.000 1. de bénéfices annuels
« au profit des consommateurs. »
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D'où, conclut-il, une élévation de la richesse publique de 2 millions et demi par an.
Mais précisément, il oubliait de prouver que cette baisse était dûe à la municipalisalion, et il était obligé d’ailleurs de reconnaitre lui-mème que cette baisse était due aussi à la rigoureuse application de la loi sur l’entrée des farines qui avait permis de réduire de trois centimes le droit qui pesait sur elles.
Mais, ajoutait-il aussitôt, c’est là un bénéfice qui doit être mis au compte de lamunicipalisalion, parce que.sans elle, cette diminution aurait servi seulement à augmenter les bénéfices des spéculateurs ét n'aurait pas du tout servi les intérèts des consommateurs (1).
Ne pouvant donc considérer comme exacts les chiffres fournis par le pro-syndic, reprenons ceux de M. Eicero. Pour arriver au calcul exact de la baisse du prix, il nous faut retrancher de la moyenne du prix du pain établie plus haut pour les cinq années de production privée, celle part dont l'abolition da droit sur les farines aurait certainement abaissé les prix. Cette part peut être fixée à 0.05 le kilogramme, le droit étant de 5 L. par 100 kilogrammes, et par suite, le prix moyen auquel l'industrie privée aurait pu vendre 16 pain, si la boulangerie municipale ne s'était pas substituée à elle peut être ainsi déterminé : 0.378 — 0.050 — 0.328.
Et comme d'autre part le prix moyen que la boulange-
(1) ZE Tempo, 5 février 1908.
ou
rie municipale à fait durant son fonctionnement jusqu'en 1904 est de 0 1. 292 le kilogramme, il en résulte que le bénéfice retiré par les consommateurs de la création de la boulangerie municipale, peut être approxtmativement fixé à 0.036 par kilogramme (0.0328 — 0:0292—= 0.036) (1).
Ainsi le bénéfice résultant de la municipalisation serait de 0.036 au lieu de 0.10 au dire M. de Felice.
M. L. Barzini (2) et M. Buffoli (3) dans les enquèles qu'ils avaient faites avaient été les premiers à relever l'erreur commise par le pro-syndic, et tenant comple de l’abaissement des droits d'entrée sur les grains ils évaluaient, l’un à 0.02, l’autre à 0,03 la baisse du prix du pain résultant du fait de la municipalisation.
Il semble donc bien que ce chiffre de 0.036 soit assez proche de la vérité.
Et cependant il y à un autre élément dont M. Cicero n'a pas Lenu compte et qui entre pour une part importante dans cette baisse du prix, à savoir la baisse progressive des farines elles-mème en dehors de tout droit.
Nous donnons ici le tableau de ces prix des farines depuis 1900 :
(1) Pour tout ce calcul voir Cicero. Giornale degli économisti, janvier 4905.
(2) Barzini. Corrière della Sera, 19 février 1903.
(3) Buffoli. Z{ nostro Giornale, février 1903.