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autres industries et qui constituent le plus gros obstacle à l’amélioration des procédés de fabrication et à la naissance de la grande industrie dans ce domaine.
Pour remédier à cette situation lamentable et dangereuse, bien des remèdes ont été proposés.
Kropotkine (1) voulait que le service du pain gratuit fût assuré par les municipalités ; un grand industriel autrichien Till (2), et un autre de ses compatriotes, le baron Weichs Glon (3) proposaient que le service de la boulangerie fût étatisé, autant d’ailleurs pour remédier aux inconvénients que nous avons vus, que pour fourair une solution à la crise de l’agriculture nationale qui aurait trouvé là un excellent débouché.
Depuis quelque temps, des tentatives intéressantes ont été faites pour échapper à tous ces inconvénients de la petite industrie et pour instaurer des procédés de fabricalion plus rationnels et nouveaux.
Ce sont d’une part certaines entreprises privées, qui ont commencé la lutte ; ce sont, d'autre part, les municipalités ; certaines d’entre elles se sont contentées de régler les conditions de travail et d'hygiène dans les boulangeries, d’autres allant plus loin, ont fondé des boulangeries gérées directement par elles.
Il en existe quelques-unes en Angleterre et en Italie.
(1) Kropotkine. Le pain gratuit.
(2) Till. Revue d'économie politique, avril 4897.
(3) Weichs Glon. ÆRevue d'économie politique, octobre-novembre
De leur côté, les consommateurs ont tenté aussi de prendre conscience de leurs droits et de leurs intérêts, en fondant des boulangeries coopératives. Il en existait 651 en France en 1905 ; il en existe un grand nombre, particulièrement en Angleterre et en Italie.
Ce n’est pas notre but de rechercher toutes les initiatives prises par les municipalités ou les coopératives ; notre ambition à été moindre, et, ayant appris qu'il existait, en Sicile, une ville où ces trois modes de production, la petite production, la production municipale et la production associée, avaient co-existé pendant quelque temps, nous avons résolu d'aller en étudier sur place le fonctionnement. Et c’est seulement le résultat de ces recherches que nous avons faites à Catane. auprès des patrons et ouvriers boulangers, des consommateurs, du maire et du directeur de la coopérative, qui constitue l’objet de cette thèse.
Il nous à semblé intéressant d'étudier le régime de la boulangerie dans une ville où la grande industrie était venue lutter contre la petite ; intéressant aussi d'étudier les conditions de la lutte, car ce fut à Catane une véritable lutte, entre ces deux institutions, la municipale et la coopérative, qui représentent deux grandes écoles modernes, l’école socialiste qui confie à l'État le soin de faire le bonheur du peuple sans lui et au besoin même contre lui, et l’école coopératiste qui demande aux individus d’ètre les propres artisans de leur bienêtre.
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