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vail à la main, cette clientèle estimant que le pain fabriqué de cette façon est meilleur et durcit moins vite.
Nous ne donnons pas ici le fonctionnement et les conditions de travail à la boulangerie coopérative, devant avoir l’occasion au cours de ce travail de les indiquer, en les comparant avec celles de la boulangerie municipale.
Mais que devenait la boulangerie municipale à la suite de l'enquête, et la concurrence nouvelle auraitelle pour effet d’en améliorer les services et d'en restaurer les finances ?
Suivant les conseils de la Commission d'enquête, une réforme radicale de la comptabilité avait été décidée : M. de Felice demanda au préfel, pour entamer cette nouvelle comptabilité, le concours de M. Poidomani : l'autorisation ayant été accordée, il lorganisa plus méthodiquement.
L'enquête demandait la suppression de tout crédit aux meunters, système qui, pour reprendre une phrase du pro-syndie lui-même : © rendait la boulangerie esclave de ces industriels »; car à cause des sommes énormes dûes à certains d’entre eux, administration n'avait plus la liberté de choisir quand on lui offrait des prix plus avantageux.
Nous devons croire que cette réforme ne fut pas mise en pralique, puisque nous avons trouvé, dans la liquidation de 1906, une sommede 263.2771. 43 due aux four-
nisseurs de farine.
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Cependant, sur ce point de l'acquisition des farines, un grand changement fut effectué après l'enquête.
Au mois de février 1905. un contrat élait passé ayec le moulin de la Providence, aux termes duquel le municipe faisait venir lui-même directement ses blés de Russie et s’engageait à les faire moudre exclusivement par le moulin de la Providence moyennant un droit de 11. pour les 500 premiers quintaux et de 01. 60 par quintal en plus. Cela permettait au municipe d'éviter les grandes varialions du prix des farines, et le rendait également moins dépendant vis-à-vis des producteurs de farine.
Quant à l’organisation d'un service sérieux de contrôle et à l'établissement définitif des responsabilités réclamé par l'enquête, un règlement approuvé par le Conseil communal le 31 janvier et le 28 février 1905 en venait bien régler les détails, mais ce règlement ne fut jamais appliqué, la préfecture ayant refusé de le sancfionner et le considérant comme illégal (1).
La Commission administrative qu'une loi du 29 mars 1903 exigeail, fut bien nommée, mais elle n’entra en fonctions que le 24 mars 1906, c'est-à-dire quatre mois avant la faillite de l’entreprise ; si bien que ‘Fon peut dire que jamais l’entreprise n’est sortie de l'état provisoire dans lequel elle s'était développée.
C'était encore une des conclusions les plus nettes de
(4) Voir plus bas, p. 146.
tes
l'enquête, que le nombre des ouvriers était beaucoup trop élevé et qu'il fallait le réduire. Les commissaires estimaient à 163 le nombre des ouvriers inutiles et à 200.000 1. d'économie annuelle, la somme que l’on pouvail retirer de leur départ. « H convient, disait enquête, d'introduire une réforme radicale, qui pourra seule amener quelques bénéfices, mais ajoutait-elle, c’est là une question délicate et qui doit être traitée avec la plus grande prudence (41). » ;
Et on le comprend facilement, le pro-syndic, en ouvrant Fa boulangerie municipale ayant compté que le principal but serait de résoudre la question du chômage, en faisant travailler tous les ouvriers. Licencier une partie du personnel, c'était manquer à ses promesses, c'était en outre s'aliéner sa plus fidèle chientèle électorale.
Dans sa réponse à cette partie de l’enquête, le prosyndic agit avec sa dextérité accoutumée. N'’était-il pas naturel et juste que la commune employät tous les ouvriers ? Une administration présidée par un socialiste pouvait-elle instaurer une semblable réforme en jetant sur le pavé une centaine et plus des pères de famille qui ont appris le métier de boulanger de leurs ancètres et le transmettront à leurs enfants.
Du reste, sans chercher à contester l’exagération du nombre des ouvriers, ce qui eût été très difficile, il
(1) Enquête, p. 133.
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prouvait qu'en multipliant 260.964, nombre de fournées produites pendant la période enquêtée, par 21. 20, chiffre moyen des salaires, la main-d'œuvre aurait coûté à la . petite industrie 574.120 1. 80, alors que, à la boulangerie - municipale, elle n’en avait coûté, grâce à la grande industrie, que 509.284 I. 35 et que c'était là une économie de 64.836 1. 45. Et il calculait pour l’année suivante une économie de ce chef de 200.000 I. (1).
Enfin l'enquête faisait ressortir la nécessité de régler une fois pour toutes la question des ex-patrons boulangers « qui pèse d’un poids très lourd sur la marche de « la boulangerie, absorbant près d’un dixième de ses « ressources, soit à peu près 500.000 [. par an ».
« Ilest vrai, répondait le pro-syndic, que cette dépense est très lourde, mais 1l n’eût pas été juste que le municipe qui les avait expropriés, jetät ainsi sur le pavé de si petits industriels, bien qu’ils fussent nos adversaires politiques irréconciliables (2). »
Cependant le chiffre de l'indemnité fut baissé de 6601. par jour aux 66 ex-patrons boulangers, il fut porté à 506 1. 25, soit de 10 L. à 7 I. 70 (3).
En publiant les résultats de l'enquête, ie pro-syndic les faisait suivre des considérations suivantes qui ont
certainement leur valeur :
(1) Enquête, p. 47.
(2) Enquête, p. 60.
(3) Ce renseignement m'a été fourni par le dernier directeur de la boulangerie, M. Chinesi.
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€ La boulangerie municipale était née sans un sou de € capital, et la régularité de la marche d'une entreprise € sans exemples est un vrai prodige d'abnégation et de « dévouement.
« Il est vrai que si elle à réussi à fonder sur des faits € la foi profonde que nous avions tous en elle, elle n’a € pas réalisé l'organisation parfaite que la cité entière « désire : aussi. afin de donner à l’entreprise cet état de perfection organique, le Conseil communal proposera dans une de ses prochaines séances, de contracter à la caisse des dépôts et prêts, conformément à la loi du 29 mars 1903 sur la municipalisation, un emprunt de 400.000 I. et ce, dans le but :
1° De rendre à la commune les dépenses faites par elle pour les frais de premier établissement, soit 90.000 L. : celles pour frais nouveaux soit 40.000 L. ;
2° De rembourser à la boulangerie la plus grosse part des sommes payées à titre d’indemnité aux ex-patrons boulangers, soit 70.000 L. ;
3° D'assigner à l’entreprise un capital circulant de 200.000 [., emprunt que Fa boulangerie municipale éleindra en 50 ans. »
€ Ge n’est 1à d'ailleurs, ajoutait-1l, qu'une solution provisoire ; la municipalisation ne sera complète que si nous ajoutons un moulin et une fabrique de pâtes éga-
lement municipales (1). »
(1) Enquête, p. 133.
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Et dans son optimisme, le pro-syndic voyait déjà le prix du pain abaissé à 0.25, 0.20 et 0.15 le kilogramme et des bénéfices de 500.000 1. annuels pour l’entreprise.
La réalité devait démentir cruellement ces prévisions.
Le 20 décembre 1905 le Conseil communal votait la demande d'emprunt. Cela suscita de vives critiques. La Sicilia prétendit que cette somme était destinée à combler le déficit, plutôt qu'à pourvoir aux dépenses futures.
Les plaintes sur la qualité du pain, et les. dénoncialions continuaient à arriver nombreuses.
Cependant l’année 1905 se passa sans trop de difficultés. Il ne devait pas en être de même de 1906.
Au début de 1906, le 4 janvier, avant que la réponse à la demande précédente de crédits eût été donnée, le pro-syndic faisait voter la délibération suivante :
1° D’acquérir le moulin de la Providence, sur la base d’un prix de 180.000 L. ;
2 D’organiser une boulangerie modèle près du moulin, dont la dépense serait de 160.0001. ;
3° De donner à cette boulangerie un capital circulant de260.0001.;
4° De donner 200.0001. pour Ia liquidation de la première boulangerie ; soit en tout 800.0001.,somme qui serait empruntée à la caisse des dépôts et prèts.
Cette délibération était confirmée Le 10 février 1906 et envoyée à la préfecture le 6 mars ; mais on ne sait pas pourquoi le préfet M. Trinchieri ne la transmit pas à la Commission royale qui avait été nommée en
février 1906 pour examiner l'état de l’entreprise et savoir si on devait lui consentir le prèt de 400.000 I. demandé, il y avait déjà un an. De sorte que cette Commission ignora jusqu'au dernier jour que le Conseil communal, obtempérant à la loi du 29 mars 1903, avait voté la systématisation définitive de l'entreprise, et ce fut là précisément une des raisons pour lesquelles cette Commission royale, considérant que la commune ne s'élait pas soumise à la loi en votant cet établissement définitif, devait refuser le prêt demandé.
Nous ne pouvons attribuer cet oubli, comme le fit M. de Felice (4), à la mauvaise foi du préfet, mais nous sommes obligés de constater qu'il y eut là de sa part un acle qui devait entrainer pour la boulangerie municipale les plus graves conséquences.
Cette Commission royale, en effet, estimant en outre que l’entreprise présentait de graves défauts au point de vue technique et administratif, défauts qui influaient sur les résultats économiques et financiers : — que l'institulion d'un four municipal fonctionnant concurremment avec les fours privés et réglant les prix par son action mème, élait de beaucoup préférable ; — qu'enfin, un plan rationnel et complet de l'entreprise ne lui avait pas encore été présente (2), — décidait au commencement
d'août de refuser tout crédit à la boulangerie de Catane,
(1) Corrière di Catania, 19 août 1906.
(2) Corrière di Catania, 19 août 1906.
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et enfin de pourvoir à la liquidation de l’entreprise aux termes de la loi du 20 mars 1903.
La Commission ne s’opposait pas à l'ouverture d’un nouvel établissement qui aurait fonctionné en concurrence avec les fours privés. Quelques temps avant, au mois de juin, le ministre M. Schanzer avait fait procéder à une nouvelle enquête (1) sur la boulangerie et c’est sur les conclusions peu favorables de cette enquête que s'élait basée la Commission royale pour refuser le crédit de 400.000 I.
Depuis le mois de juin, d’ailleurs, quelques boulangers connaissant la mauvaise situation de l’éntreprise avaient commencé déjà à rouvrir leurs fours, et même les anciens patrons avaient tenu quelques réunions pour savoir S'il n'y aurait pas heu d'aller trouver le préfet pour obtenir de lui la fermeture de la boulangerie municipale et la reprise du régime ancien. Celuici devança leurs désirs. Ayant reçu communication de la délibération de la Commission royale, il convoqua le 15 août les patrons boulangers, pour leur dire de se tenir prèts à reprendre leur industrie et à approvisionner la ville dans quatre ou cinq jours.
Les patrons se préparaient donc à cette éventualité, tandis que déjà se répandait en ville le bruit de la fer-
melure prochaine de la boulangerie municipale. A
(1) La relazione dell on Schanzer : Sicilia, 29 août 1906. Corrière di Catania, 31 août 1906.
celte nouvelle, les ouvriers boulangers commencèrent, eux aussi, à s’agiter : le 18, ils se rendaient chez le préfet pour obtenir de lui l'autorisation de laisser la boulangerie municipale fonctionner comme four de comparaison, comme à Palerme, afin d'éviter le retour des anciens errements et de tous leurs inconvénients.
Que si on ne salisfaisait pas leur désir, ils se mettraient en grève.
Le préfet leur fit répondre que les menaces de grève ne l'intimidaient pas et qu'il ferait son devoir.
Malgré cette réponse, les ouvriers, réunis le 18 au soir à la Chambre du travail, décidèrent de continuer le travail en attendant les événements.
Mais le 19 au matin, en se rendant ,au travail, ils trouvaient les rues barrées par la troupe et ne purent entrer à la boulangerie.
Dès la veille au soir, en effet, le préfet avait donné des ordres pour faire fermer la boulangerie, et par un arrèlé du 19 août 1906, pris en conformité des décisions de la Commission royale, il nommait le comptable de la préfecture, M. Adelasio, liquidateur de l'ancienne boulangerie municipale.
Il autorisait la continuation d'une boulangerie municipale de comparaison, mais dans des locaux autres que l'ancien élablissement Prinzi, ce qui équivalait à en rendre impossible l'organisation, la commune n'ayant plus à sa disposition un autre local et n'ayant pas le
capital suffisant pour en construire un aussitôt.
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À peine la décision du préfet était-elle connue officiellement que les ouvriers boulangers, réunis à la Chambre du travail, décidaient la grève ; dans une réunion de 500 personnes, présidée par le pro-syndic lui-même, ils votaient un ordre du jour très violent contre le préfet, l’accusant d’arbitraire et d’illégalité et acclamant la grève à outrance plutôt que de reprendre le travail chez les anciens patrons (1).
Ce jour-là, comme au jour de l'ouverture des fours municipaux, le pain manqua en ville le matin : la boulangerie coopérative augmenta sa production de 4.000 kilogrammes, ce qui la fit monter à 10.000 kilogrammes pour pouvoir fournir, sur la demande du préfet, les hôpitaux et les écoles; mais ses huit fours ne lui permettaient pas une production supérieure, et beaucoup de gens durent se passer de pain et se contenter de pâtes dont les plus petits épiciers de Sicile ont toujours une abondante réserve.
Dès le lendemain, d’ailleurs, les boulangeries privées recommençaient à fonctionner sous la protection de la troupe, et, malgré la grève des ouvriers boulangers, le pain était vendu par eux au même prix qu'à la boulangerie municipale, soit 0.40 pour la ‘première qualité, 0.32 pour la deuxième, 0.20 pour la troisième, et les prix de la coopérative étaient en même temps de 0.35, 0.26 et 0.18.
(1) Corrière di Catania, 21 août 1906.
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Le Conseil communal, ne voulant pas avoir Pair de céder devant les injonctions du préfet, décidait par une délibération du 20 août (1) de remplacer l’ancienne boulangerie par une nouvelle boulangerie de comparaison pour laquelle 1l votait un crédit de 20.000 I. délibération qui devait d'ailleurs rester lettre morte, le préfet s’opposant à laisser s'installer la nouvelle entreprise dans les anciens locaux et la commune n'’osant s'aventurer à en contruire de nouveaux.
Pendanthuitjours, la grève se poursuivit, les ouvriers espérant toujours pouvoir reprendrele travaildans la boulangerie de comparaison qu’on leur avait promise, mais, peu à peu, ils rentrèrent chez leurs anciens patrons, et la grève se terminait sans qu'ils eussent obtenu aucun avantage. |
A la commune de Catane, cette expérience coûtait comme nous le verrons par la liquidation, près de 500.000 [. :. ce qui n’empêchait pas d’ailleurs le pro-syndic, dans une réunion contradictoire avec M. Buffoli, à Milan, de proclamer que l'entreprise avait fait des bénéfices (2).
« Les patrons boulangers semblent triompher, écrivait-1l, mais le jour viendra bientôt où les citoyens se révolteront contre leurs vols et leurs oppressions ; alors
la boulangerie municipale recommencera, et sa résur-
(1) Corrière di Catania, 22 août 1906.
(2) Corrière di Catania, 12 octobre 1906.
rection inévitable, fatale, marquera la défaite décisive des ennemis de Catane, des affameurs des ouvriers, et sera le triomphe absolu de la municipalisation du pain. »
Ainsi s’exprimait le pro-syndic au lendemain de la grève des boulangers ; un an après, dans une entrevue que nous avons eue avec lui, nous avons vu qu'il n'avait rien abandonné de ses désirs, mais il nous a semblé qu'il avait perdu quelque chose de son énergie et de sa ténacité.
Il songeait bien encore à recommencer l'expérience sur une échelle beaucoup plus vaste ; mais une objection l’arrête qu'il ne s'était pas faite la première fois : les Catanais y consentiraient-ls !
Depuis la chute de la boulangerie municipale, le régime (le la boulangerie est redevenu ce qu'il était avant : la coopérative continue à vivre, mais son développement semble s'être un peu arrêté depuis cette date les conditions de travail des ouvriers sont aussi déplorables qu'avant et le conflit entre la commune et les patrons boulangers reste toujours latent, prêt à recommencer à chaque instant.
Cependant le Calmière n'a pas été rétabli ; la boulangerie coopérative en fait fonction, et a empêché la hausse du prix du pain.
En mars 1907, ils étaient à 0.40 pour la première qualité, 0.32 pour la seconde et 0.22 pour la troisième.
Telle fut l'histoire de la municipalisation du pain à
Catane.
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Sans nuire à l’impartialité de ce travail, nous croyons pouvoir dire que la principale cause de son échec fut dans l’état d'esprit de ceux qui la firent naître et qui la soutinrent.
Conçue par eux, comme un instrument de lutte d’une classe contre une autre, d’un parti politique contre un autre parti, elle visait seulement à favoriser une minorité de citoyens, au lieu de tendre, comme toute entreprise mnnicipale, au bien général.
C'est surtout dans cette raison que nous voyons la cause de la faillite ; car c'est elle qui amena la mauvaise administration, le nombre exagéré des ouvriers, la nécessité de l'indemnité aux anciens patrons, et la dilapidation financière. |
Et c’est pourquoi de cet échec particulier, nous nous donnons bien garde de conclure à l’échec du système lui-même : d’un cas aussi particulier il ne serait pas juste de tirer une conclusion aussi générale.
Aussi bien nous avons trouvé en Sicile même un autre cas particulier, celui de Palerme où, de même qu à Catane, la boulangerie municipale est née de l’inefficacité du calmière, mais où celte boulangerie fonctionnant en concurrence avec les anciennes boulangeries, a très bien réussi et produit d'excellents résultats.
Nous aurons occasion au cours de ce travail, d'en dire quelques mots et de nous servir des recherches que nous avons faites pendant quelques jours à Palerme,
comme {terme de comparaison.