A FRERE ANDRE THEVET
Thevet avoit...
M. Paul L^wmomQV (Œuvres co ni pi. Lem. 1919, VIII, 106) dit qu il est possible que Ronsard, dépité du silence d'André Thevet à son égard, dans les Vrais portraits et vies des Hommes illustres (1584), lui ait décoché cette épigramme. Ronsard, dans les Sonnets Divers, lui avait adressé un sonnet : Si du nom d'Ulysses..., plus l'Ode XXIV du Cinquième Livre des Odes. Il les mit sous le nom de Pierre Belon, autre cosmographe. Cf. Glossaire .
Cette épigramme a été reproduite par A. de Rochambeau, dans le Bulletin de la Société Archéologique du Vendômois, 18(57; tirage à part in-8° sous ce titre : (Quelques vers inédits de P. de Ronsard (cf. Paul Laumonier, Tableau Chronologique , 81, note 4.)
DISCOURS
Contemplant Vautre Jour...
Dans le ms., le Discours est précédé de ce préambule : ^< Subject du Discours qui s'ensuit. L'an 1580 un certain personnage ami de Ronsard, lui donna une médaille d'Antinous Mignon d'Adrian à l'exemple duquel le Roy avoit fait eslever des Statues à ses Mignons. Sur quoy Ronsard prist argument de composer le discours qui s'ensuit tellement desguisé toutes fois qu'il n'i avoit que celui auquel il le donna qui congneust le sens caché soubs l'escorce. »
Cette satire, évidemment mal transcrite, nous paraît authentique, pour les mêmes raisons qu'invoque M. Paul Laumonier, Œuvres Conipl. VIII, Notes, ICI. Voir aussi, du même, La vie de P. de Ronsard, de Claude Binet; Coninicntaire historique et critique, 203.
(') Nous adoptons la correction de Blanchemain. Le ms. porte : comme en mue.
Marty-Laveaux donne : Comme en A'ue.
(^) Correction de Blanchemain et Marty-Laveaux. Le ms. porte :
La terre qu'autrefois leurs scpetres avoient tenues.
M. Paul Laumonier [Œ. Compl. Lemerre, iQiq, VI, 484) imprime :
Pour revivre en leur mort et revoir comme en Nues Les terres qu'autrefois leur sceptre avoit tenues.
Cette correction, comme le dit M. Laumonier (VIII^ ici), « a l'avantage de conserver les rimes.
qui sont très lisibles, en réduisant au minimum les modifications apportées au manuscrit >/.
{^) Correction de Blanchemain. Le ms. porte : La mort après la vie, la nuict après le jour.
(^) Tous les textes imprimés donnent garbe. Nous lisons barbe.
(^) Au premier hémistiche, on lit crespes. Mais on sait que l'accentuation n'était pas toujours rigoureuse. M. Paul Laumonier (102) propose, sans s'y arrêter, une autre correction : De ces crespes cheveux. Au second hémistiche, on lit : teste, que tous les éditeurs ont reproduit. Mais cela ne s'accorde pas avec le sens de la phrase. Tresse, que l'on pourrait substituer à teste, n'appelle ni bioi pignée, ni hlottoit sur son front.
(^) Blanchemain a lu lÏ attraits.
(^) Le texte porte :
Apres qu'il eut long temps des beaux traits de ses 3^eux Emporté, Maistre des cœurs des hommes et des Dieux.
M. Paul Laumonier Ta respecté. Nous adoptons la correction de Blanchemain.
C^) Blanchemain a supprimé l'interjection ha, la prenant pour le présent d^ avoir. Nous empruntons à M. Paul Laumonier le point exclamatif, et introduisons la parenthèse.
(^) Le texte porte : te serre et l'embrassa. Correction de M. Paul Laumonier.
^^) Il y avait d'abord: Lui dédiant f est es sacerdotales, au-dessus de quoi le copiste a ajouté encens et sacerdotes.
(") M. Paul Laumonier {Œuv. Compl. 1919, VIII, 102) fait remarquer que ce vers est ''•' presque
NOTES ET VARIANTES 23g
textuellement dans une pièce à Hurault de Cheverny >, publiée dans le Bocage royal, 1584 : Sans vouloir par faveur aux autres faire croire Que la corne d'un Buffle est une dent d'ivoire.
(Pièces faiisscnient attribuées à Ronsard.)
SONNET
d'une qui avoit les pasles couleurs
En quelle nuict...
Blanchemain signale ce sonnet et les deux suivants au tome VI, p. 340, de son éd. des Œuvres Complètes. Marty-Laveaux ne les mentionne pas; et M. Paul Laumonier n'en cite que le premier vers dans son Appendice aux Œuvres Complètes, VI, 508, Lemerre, iqiq. Voir aussi le t. VIII, Notes, 108. M. Ad. van Bever les a reproduits dans son édit. du Livret de Folastries, p. 255, sq. Il donne le texte de la Quint-Essence. Tout en signalant que le ms. fr. 1002 les attribue à Jodelle, il semble incliner pour l'attribution à Ronsard. Mais ils sont de Jodelle, dont ils composent la Priapée. Voir les notes de notre Bibliographie des Poésies, et l'ouvrage de Frédéric Lachèvre : Les Recueils Collectifs de Poésies Libres et Satyr. Paris, Champion, 1914, 336, 337, 413.
(•) Texte du ms. ibb2. Dans la Q^iLiiit-Esscncc Dedans la Heur le cristail blanchissant,
(-) Texte du ms. 1Ô62. Dans la Qiiint-Esscncc Sous le plaisir une longue mémoire?
Puis elle, tost, à bonne heure venir,
(■') Qu'elle voudra l'ombre noir qui la suit :
(Ms. 1662.)
SONNET
Douce lancette...
(') Texte du ms. 1002. Dans la Ou/iit-Esseiice :
Et qui savoure, avec sa pareille, (-) Rafraischissant la bruslante rigueur
(Ms. ibb2.) (•'') Texte du ms. ibb2. Dans la Qui ut-Essence :
Te retirant, traversant à demy ('*) En attendant la luitte tresbtchée
Je te rendray le semblable plaisir,
Qui mettra sus le plus outre désir.
(Ms. 1022.)
SONNET
Touche de main...
Xevs 14 : Je fourniray le bas. C'est-à-dire la basse-contre, au figuré.
(') Texte du Ms. it)t)2. Dans la Ouiuf-Essence :
Qui peut chasser le desplaisir tousjours Par un accord, d'une façon gaillarde ;
Et, en usant d'une prise paillarde, Pince très doux mainte corde à l'entour, En l'animant de quelque gentil tour, Par la vertu de ta voix babillarde ;
Assez pour avoir du plaisir.
Pour commencer, mettant tout le plaisir,
Tient la mesure, ou sur mon eu fredonne
Les doux accords des accords de bas ;
Ce temps pendant de pouvoir, qui me donne
Le long repos, je fourniray tout bas.
(-) Correction. Le texte donne :
Et commencer me tente le désir :