‹ La bouquinade et autres gaillardisesChapitre 8 sur 48 · IMITATION DE MARTIAL · texte numérisé non relu

IMITATION DE MARTIAL

Tu veux qu'à tous coups, d'un valet.

Tous les services je te face, Que pour te faire aller seulet.

Je heurte le peuple en la place ; Que je serve aux clins de ta face, Que je rie quand tu riras.

Que je crie quand tu criras.

Va. va, je ne puis satisfaire, N}^ ne dois, à si sots désirs.

Que puis je donc en ton affaire?

Je te puis faire les plaisirs Qu'un valet ne te sçauroit faire.

BAISER

Ouand, de ta lèvre à demy-close, ('] (Corne entre deux fleuris sentiers) Je sens ton haleine de rose, (-) Mes lèvres, les avant-portiers (•^) Du baiser, se rougissent d'aize, Et de mes souhaitz tous entiers Me font jouir, quand je te baize ; Car l'humeur du baiser apaise, S'escoulant au cœur peu à peu, Cette chaude amoureuse braize Dont tes yeux allumoient le feu.

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