TAISE
Aspects de Bourgogne.
Il a plu énormément, toutes les rivières sont débordées ou gonflées. Je retrouve la sensation ancienne, celle que j'ai eue autrefois
l.\ BOURGOGNE
l'hiver en revenant il Hyères: Lyon esl bien la limite du pays sec et du pays humilie — 1rs deux plus grands contrastes de la nature. — .Mais aujourd'hui mon impression est autre : e*esl le pays humide qui m'attriste.
Peu à peu l'habitude revient; ou recommence à comprendre ees frêles el vivantes verdures, ces délicatesses d'une teinte lointaine.
Photo M. Tarnier.
Paysage bourguignon
pale et noyer. I air résigné et pensif des peupliers rangés en ligne. surtout les hois humides, épais. La terre a bu, elle sera
toujours verte; mais cette beauté esl celle d'un visage qui vient de pleurer.
('.omine le Midi est sain pour l'esprit ! Quel ton persistant et fort il donne à la machine nerveuse ! Gomme la simplicité de la mer et des cotes nues fortifie ! — Ici. il n'y a que de fines sensations ébauchées, incertaines; point de grand ensemble; on ne peut prendre qu'un coin, un bout de hois. un creux où luit un ruisseau, une baie dans le bleu au sommel d'une côte. Même l'œuvre n'est pas belle