GREGOIRE DE TOURS
Dijon au VIe siècle.
C'est une place très forte entourée de solides murailles, sise au milieu d'une plaine très agréable, dont les terres, fertiles et productives, n'ont besoin que d'un labourage pour taire lever la semence et donner une grande abondance de moisson.
Au midi, c'est l'Ouche, la rivière si poissonneuse. Au nord, c est un petit cours d'eau [le Suzon qui entre par une des portes, passe sous un pont et sort ensuite par une autre porte Son eau tranquille entoure le rempart et, devant la porte de la ville, imprime leur mouvement rapide à des moulins.
La ville a quatre portes, percées aux quatre points cardinaux. L'ensemble de l'enceinte s'orne de trente-trois tours. Le mur même, construit on grand appareil jusqu'à u\M' hauteur de vingt pieds, s'élève ensuite en petit appareil, jusqu'il une hauteur totale de trente pieds, sur une largeur de quinze.
Pourquoi une pareille ville ne porte-t-elle point le nom de citr. je l'ignoré.
Aux environs, sourdent de précieuses fontaines, et. à l'ouest, s'étagent les pentes de riches collines couvertes de vignobles ; on y récolte un si noble falerne que les gens du pays méprisent le vin d'Ascalon.
Histoviae.