‹ La BourgogneChapitre 42 sur 81 · ANTHOLOGIE. FERME BOURGUIGNONNE D'AUTREFOIS · texte numérisé non relu

ANTHOLOGIE. FERME BOURGUIGNONNE D'AUTREFOIS

de bois «If noyer. Il était ouvert : on ne voyait que le manuscrit donl Buffon s'occupait alors: c'était lui Trahi' sur l'Aimant : à côté était sa plume : au dessus <lu secrétaire était un bonnet de soif grise dont il s*1 couvre. En face, le fauteuil où il s'assied, antique et mauvais fauteuil sur lequel est jettée une robe de chambre rouge, à raies blanches. Devant lui. sur la muraille la gravure de Newton. Là, Buffon a {tassé la plus grande et la plus belle portion de sa vie. Là ont été enfantés presque tous ses ouvrages. Lu effet, il a beaucoup habité Montbar, et il y restait huit mois de l'année : c'est ainsi qu'il a vécu pendant plus de quarante ans. Il allait passer quatre mois à Paris, pour expédier ses affaires et celles du Jardin du Roi. et venait se jeter dans l'étude. Il m'a dit lui-même que c'était son plus grand plaisir, son goût dominant, joint à une passion extrême pour la gloire.

C'est surtout la lecture assidue des plus grands génies que me recommandait M. de Buffon, il en trouvait bien peu dans le monde. « Il n'y en a guère que cinq, me disait-il. Newton, Bacon, Leibnitz, Montesquieu et Moi. »

Voyage à Montbar fait en 178

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