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S TEND H A L

Les Dijonnais.

Il y a, ce me semble, deux races d'hommes, bien distinctes clans les rues de Dijon, les Francs-Comtois, grands, élancés, lents dans leurs mouvements, à la parole traînante, ce sont des Kimris ; ils font contraste avec les Gaels, dont j'ai reconnu souvent ici la tète ronde et le regard plein de gaieté.

Heureux les artistes de Dijon s'ils plaisent à la société parlementaire, c'est la classe qui en ce pays forme l'aristocratie ; on lui accorde beaucoup desprit

Dijon, qui pour l'esprit n'a de rivale en France que Grenoble, est une ville composée de jolies maisons bâties en petites pierres carrées, niais elles n'ont guère qu'un premier étage et un petit second

Les hommes que je cont repasse sur les routes de Dijon sont petits, secs, vifs, colorés: on voit que le bon vin gouverne tous ces tempéraments. Or, pour faire un homme supérieur, ce n'est pas assez d'une tète logique, il faut un certain tempérament fougueux.

Dijon, petite ville de trente mille âmes, a donné à la France Bossnet, Buifon1, Crébillon, Piron, Guiton-Morveau, Rameau, le président de Brosses, auteur des Lettre* sur l'Italie et de nos jours M Vncelot, tandis que Lyon, ville de cent soixante-dix mille habitants, n'a produit que deux hommes: Ampère et Lémonlev.

Mémoires 'l'un touriste.

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