Né un réalité .ï Montbard
ltsi) LA BOI RGOGNË
le même gai tohu-bohu de vénérables toits aigus, roussis, où les tuilt's émaillées plaquent ça el là comme des Lambeaux de peau de serpent ; la maison moderne, la banale maison d'entrepreneur a respecté ou à peu prèsla vieille ville, «'t. grâce à Dieu, les jardins \ sonl encore nombreux. Mais au delà, les survivants du Dijon disparu chercheraient vainement cette large zone de verdure qui enveloppait naguère la capitale du premier duché-pairie de France, assiégée aujourd'hui par le Ilot montant el pressé des toits neufs où la tuile rouge et criarde se mêle au luisant froid de l'ardoise. Regardez encore, ces immenses bâtiments, ce sont des manufactures, des écoles, niais aussi et surtout des casernes, des arsenaux. d<>> maga sins militaires ; plus loin ces buttes, d'aspecl inoffensif, des poudrières, ranons bourrés jusqu'à la gueule et dont l'explosion anéantirait tout un quartier. Quant à l'enceinte d'octroi établie en 1852, ne cherchez pas des yeux cet insignifiant mur administratif noyé dans la végétation de pierres qui gagne lentemenl de tous côtés ; lr> portes ne sont plus que de massives barrières en bois, indignes de se dresser aux entrées d'une grande ville. Mais portez vos regards plus loin encore, voyez au sud-est. sur cette montagne de la Motte-Giron où s'agitèrent si longtemps les bras pacifiques des télégraphes, ce terrassement régulier, et plus loin encore, plus haut, cette excroissance faite à main d'homme qui saillit au point culminant du mont Afrique, faites des yeux le tour de l'horizon et de tons côtés vous rencontrerez les mêmes monticules artificiels ; hélas ! vous les reconnaissez ers lumuli où la défense a beau se terrer dans les entrailles du sol, les engins modernes sauraient bien engager la lutte avec elle. Ce sont des forts, et après deux siècles, Dijon est presque redevenu ce qu'il a été si longtemps, alors tjue de celle tour 'lu Logis du Roi où nous sommes, on apercevait au monl Roland la frontière d'Espagne. "
Le lort de la Motte-Giron, avec ses batteries-annexes, commande directement la ville el l'entrée de la vallée de l'Ouche où passent le canal, la route d'Auxerre et le chemin de fer de Paris, au-dessus et en arrière, à .">Ni mètres d'altitude, leforl du mont Afrique, renforcé >\r quatre batteries, commande la plaine et tous les sommets d'alentour : au nord-ouest, le fort d'Hauteville défend la route de