‹ La BourgogneChapitre 8 sur 81 · VIDAL DE LA 11 LACHE · texte numérisé non relu

VIDAL DE LA 11 LACHE

Géographie de la Bourgogne.

Entre Langres et Dijon se déroule la Montagne, le sec pays des eaux qui s'engouffrent, des vallées rares dont le fond plat n'est inondé que lorsque les pluies de l'hiver ont fait regorger les eaux souterraines; pays pauvre, avec ses rares maisons grises couvertes en lauzes, niais sur lequel un air vivifiant distribue la vigueur et la santé. Sur le bord abrupt, qu'une faille presque rectiligne a découpé au-dessus de la vallée de la Saône, les eaux n'ont en général entaillé que de courtes combes. Il semble, lorsqu'on arrive au pied de l'es raides talus, qu'on se heurte contre un mur. Cependant, dans cette niasse dure, deux brèches oui été entaillées, là où les eaux ont concentré leur effort. Chacune est devenue un passage historique : l'un, aujourd'hui le plus fréquenté, est celui de Dijon, l'autre, plus anciennement connu des hommes, débouche entre Nolay et Chagny. Au pied du mont de Rème, Rome-Château, promontoires calcaires qui gardent les vestiges d'établissements d'âges anciens, s'insinuait la route dont les Romains tirent une de leurs grandes voies vers Autun.

La brèche dijonnaise a un aspect imposant. Ruisselant avec impétuosité sur les pentes imperméables de l'Auxois, les eaux ont entamé au plus épais de sa niasse le plateau calcaire. Elles l'ont découpé en

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