‹ La bourse comedie en cinq actes en versChapitre 38 sur 90 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

CAMILLE, M leraiil tl «UaBi Ttn loi.

Reynold, écoutez -moi : je ne suis pas de celles

Pour qui les pleurs d*un homme ont des douceurs cruellet.

Je sais que vous m'aimez, je le sens, je le vois, Et vous me Pavez fait entendre plusieurs fois ; Je n'y suppose pas de la galanterie; Car comme je n'ai, moi , nulle coquetterie, ' Étant franche, j^ crois que les autres le sont. Oui, je vois naître en \ ous un sentiment profond; Et par tous les moyens, (*t même par Tabsence, 111e faut étouffer, Reynold, à sa naissance.

REYNOLD

II est donc vrail

CAM1LL£ loi «mdui la mtlji.

Reynold, vous avez un grand coaur; Â le vaincre lui-même, employez sa vigueur.

— Je ne puis être à vous; ma main est pour un autre.

RBTNOLD.

Cest le choix paternel.

CAMILLE

C'est ie mien.

RBTNOLD.

C'est le vôtre!

CAMILLE

Oui, c'est le mien. — Je raiaie, et de tout mon pouvoir.

Obi

CAMILLE

Fuyez -moi. Partez.

REYNOLD

Partir! — Ne plus vous voir!

— J'aime mieux assister à vos noces, cousine.

Et paraître joyeux de ce qui m'assassine ;

J aime mieux souffrir plus, et souffrir près de vous.

Je vous verrai, sans plainte, aux bnis de votre époux;

Je vous verrai du moins; souffirez que je vous voie.

Et ne m'enlevez pas cette poignante joie.

Je jure sur l'honneur qu'à partir de ce jour,

Il ne m'échappera jamais un mot d'amour.

CAMILLE

J ai dans votre parole une pleine assurance;

Mais pourquoi voulez-vous aigrir votre :>ouffrance?

nBVNOLD.

Ky songez plus. — Du moins serez-vous heureuse?

Oui.

EBTNOLP.

En ètes-votts sûre?

CAMILLE

Oui.

REYNOLD

Qui VOUS en ^:^nd?

CAMILLE

Lttil

C*est un cœur noble; et vous, son rival magnanime,

Vous ne lui pourrez pas refuser votre estime.

&EYN0LD.

Je le voudrais, cousine; oui, oui, je le voudrais; Je ne veux pas me voir vengé par vos regrets.

CaaOto M nMM*

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