ACTE IV
Avec cent mille francs j'apaisais votre père... Je craignais les éclats de son juste courroux... G^est pour lui , pour lui seul, Camille...
Ah! taisez-vousl Ne cherchez point d'excuse à la parole enfreinte; Sachant quelle j'étais, vous n'aviez nulle crainte. Eussiez -vous perdu plus, j*avais tout pardonné; Cela vous suffisait. Mon père aurait tonné; Puis j'aurais endormi sa colère moins forte.
Et lui-même, gaiment, vous eût rouvert sa porte. Non, ne vous flattez point d'exciter la pitié; N'accusez pas le sort qui vous a châtié ; Ce n'est pas à mes yeux, dont la vue est plus haute, Que révénement fait l'innocence ou la faute; Le crime est tout entier dans le manque de foi. Un million gagné n'absoudrait rien pour moi; Et plût à Dieu, Monsieur, la perte étant doublée. Que la foi des serments ne fût pas violée 1 N'attribuez donc pas, indigne de pardon.
Au coup qui vous ruine un trop juste abandon. La pauvreté, Monsieur, m'a-t-elle retenue.
Lorsque, vous croyant pauvre, ici je suis \enue, Sans que nulle fierté m'arrêtât en chemin , Me proposer à vous et vous ofirir ma main ?
Ba plautikt.
Ah I je ne croyais pas, quand j'en eus la pensée, Que ma visite ainsi serait récompensée , Et j'avais espéré, pour notre beau roman Commencé sous l'ombrage, un meilleur dénoûment.
BaprtMuil sa UméU»
» Adieu, Monsieur; adieu ;* c'est pour la vie entière. Vous l'avez dû prévoir.
LÉON, accablé. -
Mon Dieu !
CAMILLE
Venez, mon père.
M. BERNARD
Qu'il est pâle I — miment, il me touchait on peu.