ACTE IL
Beau chevalier errant! sire Léon -sans- Terre I
Elle t'a dépisté; c'est elle. — Et nous voilà;
Et c'est toi qui seras mon gendre, — et touche là.
niai
LÉON, ATM
Ah! monsieur!
H. BERNARD , le pôiuwat ren OuniUe.
C'est ta femme; oui. —Tu n*es pas à plaindre, Hein? gaillard!
LBON , pteuBt les auiiM dt CâmUlt et lee oearrant de baieen*
Ah! Camille! ô Dieu ! comment vous peindre!...
M. BERNARD, rtut.
Eh ! eh I mes tourtereaux ! — j'eus aussi mes beaux jours : T'ai -je conté, voisin, mes premières amours? Parbleu ! je vois encor mon ancienne conquête : Œil vif et pied mignon, marche leste et coquette...
CAMILLE
Mais, mon père!...
M. BERNARD
Parbleu ! j'étais un vrai dragon.
Due échoie de corde, attachée au balcon...
CAMILLE
Nous savons cette histoire.
M. BERNARD
Eh non ! ce ne peut être ; Tu m'arrêtes toujours quand l'intérêt va nattre. Mais après le contrat ! . . .
Il Ta dire quelqaea mots à Madelaine, qni tricote auprès de la ebemii^e.
CAMILLE, kUon.
Je VOUS le disais bien , Léon^ qu'il ne fallait désespérer de rien.
LÉON
A VOUS toute ma vie ! à vous toute mon âme 1
M. BERNARD y te frotUoi les suting.
A la bonne heure I moi, j'aime que Ton s'enflamme. Enfin I je verrai donc des visages contents.
— Le parc de l'autre avait des côtés bien tentants ; Mais, baht le mien, tout seul, est d'assez belle taille; On irait loin, avant d'en voir un qui le vaille.
LÉON
Eb bien ! si grand qu'il soit, on pourra l'agrandir; Oui , Monsieur : nous avons de quoi nous arrondir. Vous m'avez* choisi, pauvre, et l'honneur vous en reste ; Mais je suis riche.
M. BERNARD
Bahl
LÉON
J'ai cent mille écus.
M. BERNARD
Peste!
As -tu donc hérité d'un oncle américain? " Je les croyais usés. — Tant mieux l
LÉON
Non. C'est mon gain ;
— A la Bourse.
A la Bourse I
CAMILLE, areo obagrin.
Eh quoi I vous jouez !
LEON, d'un ion suppliant.
Grâce, Camille I l'amour seul m'en conseilla l'audace.