ACTE III. S
JULIE
LÉON
Bah!
JULIE
L'on n'en dit encor rien ; J'ai juré le secret; mais l'amitié m'entraîne, Et je viens, tout courant, vous en offrir l'étrenne.
LEON, areo joie, marohaai à grands pas*
La paix! je l'avais dit.
JULIE
Pourtant, il est un point Qui pourrait tout brouiller, si l'on ne s'entend point.
LÉON
Mais n'y mettons -nous pas une rigueur trop grande?
Que voulez- vous? On croit que l'honneur le demande.
LÉON
11 s'agit bien vraiment d'un point d'honneur étroit I
JULIE
J'aurais cru cependant vous y trouver moins froid.
Je conviens que la paix est toujours désirable;
Mais n'approuvez -vous pas qu'on la veuille honorable?
LÉON
Ehl Madame I ce sont de sonores propos.
Il importe do rendre au monde le repos , De rasseoir le crédit, de rouvrir au commerce Les marchés étrangers que la guerre renverse...
JULIE
Et de faire monter la rente, est-il pas vrai? —J'apprends avec plaisir, par ce petit essai. Que votre àino,* au -dessus des préjuges vulgaires,
Sait immoler la gloire aux solides affaires ,
Et que vous pourriez voir, sans jeter les hauts cris.
Si la rente montait , l'étranger à Paris.
LÉON, arec indifn&tion.
Madame I...
JULIE, reprenant ton chapeau et son mantelei.
J'ai regret de dissiper ce rêve; Mais il n'est question ni de paix, ni de trêve; J'ai tout imaginé, pour nous distraire un peu. Excusez ma folie , et bonne chance au jeu !
— Bonsoir, Camille.
Elle lui tend la main , que Camille r^poone. — SoariaaI.
Oh! ohl . *
Elle sort.