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de Ja chute ainsi que les moulins qui courent les plus grands dangers. Le 6 de juillet, huit grands ponts sur le chemin de Mantawa sont incendiés. Le 16, M. Brassard perd dans cette conflagration une semence de vingt-six minots d'avoine, de laquelle
‘“ugurait la plus abondante récolte. Ce n'est que vers le 19 qu'une pluie torrentielle et d'assez longue durée vient faire cesser ces ravages. Si d'un côté la Providence permettait ainsi de dures épreuves, de l'autre elle ne voulait pas décourager les colons, car jamais la récolte sauvée du feu ne fut meilleure que cette année-là ; très-abondante en grains et en légumes, elle fut engrangée dans le bon temps et en parfait état. Sept nouvelles familles étaient montées dans le cours de l’année, et avaient pu faire beaucoup d' ‘vrage sur leurs propriétés. La petite colonie se € oppait peu à peu: nous allons voir qu'on s'y intéressait en haut lieu.
Le 15 septembre 1869, Mantawa était honoré d’une visite qui devait avoir un excellent résultat. L'honorable Louis Archambeault, alors commissaire de l'Agriculture et des Travaux Publics, accompagné de M. Royal en ce temps rédacteur du Æouveau- Monde, de MM. Hétu et Martel de L'Assomption, et de MM. Paby et Leprohon de Joliette, se rendait d’abord à St-Zénon, puis à St-Michel-des-Saints, dans le but de visiter ces terres ainsi que les territoires adjacents, et de constater s'il y avait lieu, vraiment, de faire des efforts pour y encourager la
colonisation. Cet honorable Monsieur vit de ses
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