‹ La bourse et la vie [microforme]Chapitre 116 sur 153 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

d'encouragement donné par l'administration de la province. L’honorable M. Archamheault a tenu paroie. Le ininistère dont il faisait partie a secondé ses vues. Des progrès importants ont été accomplis sous sa direction. Puisse-t-il, pour l'avantage de ces localités et de la colonisation en général, s’en répéter de semblables dans la suite !

A part les six mois que Messire Brien avait passés à St-Michel-des-Saints dans les premiers temps de l'établissement, M. Brassard avait jusqu’à la présente époque presque seul et sur sa propre responsabilité, desservi la colonie. Mais il ne pouvait y demeurer constamment. Les affaires de sa propre paroisse, la surveillance des chemins du gouvernement, les longs et fréquents voyages qu'il avait à faire tant d'un côté que de l’autre, l’obligèrent à demander avec instance à l’évêque de Montréal, un prêtre qui résiderait sur les lieux et desservirait St- Michel-des-Saints et St-Zénon. Enfin le 20 septembre 1869, le Rév. M. C. Daigneault fut nommé curé de ces deux missions. Il y arriva quelque temps après, et en attendant qu’une chapelle paroissiale fût érigée dans la première de ces missions, il résida chez M. Brassard. et se servit de la chapelle du mont Roberval. Il avait été réglé qu’elle devait ainsi servir aux paroissiens jusqu’au 29 septembre de j'année suivante. Durant ce laps de temps, on devait se mettre à l'œuvre et construire un premier édifice, qui, tout en admettant la population pour les exercices du culte, serait en même temps la résidence du

curé. On éleva en effet dans le cours de l’année 1870 une spacieuse et confortable maison dont le haut fut converti en chapelle et l'étage inférieur affecté à l’usage du missionnaire. Ce bâtiment existe encore aujourd’hui, et se trouve sur le bord de la rivière à une vingtaine d’arpents à l’ouest du mont Roberval. Le curé et ses paroissiens en prirent possession, un dlimanche, le 30 octobre 1870. On a ajouté depuis à cette première maison plusieurs autres dépendances qui en font pour longtemps, à part de l'église, un établissement bien convenable. Il se fait à l’heure qu'il est des préparatifs pour construire une église qui puisse répondre aux besoins religieux d’une population toujours croissante.

Quelque temps après l’arrivée du nouveau curé de Mantawa, le titulaire de la chapelle de l’établis- ‘sement Provost, qui était St-Louis-de-Gonzague, fut changé, afin d'éviter certains inconvénients, parfois très-graves, qui se présentent fréquemment pour des localités qui portent le même nom. Le 18 février 1870, en vertu d’un décret porté par M. le grandvicaire Truteau, la mission fut définitivement établie sous le vocable de St-Zénon, nom qu’elle porte depuis ce temps.

Il y avait déjà près de quatre-vingts familles résidentes sur lé territoire de Mantawa au commencemeñt de l'année 1870 ; elles se trouvaient sans communications postales et par conséquent bien isolées du reste du pays. Une requête signée par soixantedouze pétitionnaires fut présentée dans le mois de

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