CHAPITRE X. 161 Ù
jamais leur raison d’être. Ne faudra-t-il pas en effet
ES il que les centres les plus rapprochés fassent converarches ger sur eux les produits de l’intérieur? Leur exisns apr tence, leurs progrès seront intimement liés à cette joie du concentration, et de loin comme de près, moyenans Îles nant ces communications faciles, on s’assurera des la ma revenus importants. Hâtons-nous donc de tous côible de tés, travaillons avec énergie, poursuivons unanimee entre ment le même but et favorisons de toutes nos forces veloppe” l'œuvre des chemins de fer ; c’est la Bourse, c’est la our pl Vie, non-seuiement pour ceux qui se disposent à je à Se coloniser directement par la culture de la terre, ouest: 4 mais aussi pour tous ceux qui se livrent au comja Rour- merce 5%: : d’autres occupations nécessaires à la l'est ds société,
et de là
Wesson-
les Piles.
me Fe CHAPITRE X.
on de
ces terres
Avenir àe la Mantawa. — Considérations générales. — Succès et insuccès, raisons des premiers, principales causes des seconds. —
à resteront ? Réponse à quelques cebjections. — Conclusions pratiques.
Celui ou ent de ce neur dans | 1t travaillé
En jetant les yeux sur la carte des territoires du Nord, on ne peut se défendre d’un sentiment de
sement de { jouissance et de malaise tout à le fois ; de jouissance ne de € | à la vue de cette immense propriété ; de malaise en t que des {À pensant que quelques amnées d’apathie peuvent sont men- nous en priver. Le quarante-neuvième parallèle de
latitude au nord, la rivière des Outaouais et le /
t plus que)
Saguenay à l'ouest et à l'est, voilà les limites qui doivent circonscrire notre action colonisatrice. Un sol d'une terre plus particulièrement calcaire et magnésienne existe dans la partie supérieure, tanuis que les terres alumineuses et siliceuses constitueñt principalement la partie inférieure. Or l’un et l'autre de ces sols sont également propres à l’agriculture. Dans maints endroits 1ls se ressemblent au point qu'il devient difficile de les distinguer. Cette region d’une immense étendue n'a besoin que de la inain de l’homme et de quelques années pour devenir légale des plus florissantes parties du Canada. Arrosée par de magnifiques rivières, parsemée de beaux et
grands lacs, possédant des pouvoirs d'eau d’une
force motrice illimitée, des bois en abondance, elle
offre de précieux avantages à toutes sortes de tra-
vailleurs. Des bandes d’alluvion, dont les sols variés
formés par les dépôts des rivières, sont toujours ex-
trèmement fertiles, augmentent encore ces avantages
d’une manière extraordinaire pour le cultivateur qui veut se créer un chez soi. On cite en particulier et coine spécialité, on pourrait dire, les terrains du lac Bourget, le haut de la Mantawa, la tête de la rivière du Milieu, une grande partie de la Vermiiion, le lac Clair et la Wessonneau.
Si la vraie connaissance de ce beau territoire était assez répandue chez le peuple et si les habitanis de chaque localité dans la plaine connaissaient les trésors qu'il renferme, ni le chef de famille, n1 le jeune hom-
me, ni qui que se soit ne s’éloigneraient de ce thta-
po po pri en