CHAPITRE II
les branches possibles de commerce, contribue puissamment au progrès de la localité: lui-même s'étant fait cultivateur en outre, identifie son œuvre à celle du public qui l'entoure, et juge mieux des moyens à prendre, des ressources à faire valoir, pour que chacun réusisse dans sa position : ce qui doit être le but de tout vrai commerçant dans les terres nouvelles. En encourageant et favorisant la population de manière à ce qu'elle s'attache de plus en plus à ses propriétés, en évitant de la rançonner et de la rudoyer, il est sûr de se l'attacher, et par là de fixer son avenir, tout en rendant d'immenses et d'importants services.
Ste-Béatrix — St-Côme.
Dans la circonscription de terrain que notre vue embrasse, nous avons encore deux paroisses desquelles nous pourrions dire beaucoup de choses intéressantes. S te Béatrix, dont les terres sont presque partout de bonne qualité et qui se suffit largement à elle-même: St Corne, un peu plus au nord-ouest, paroisse nouvelle qui s'étend graduellement tous les jours en profondeur dans le canton Cartier. La rivière de L'Assomption la traverse dans son milieu. On y remarque déjà un certain nombre d'habitants en moyens, qui sont arrivés là sur des lots boisés d'une robuste forêt, sans autres ressources que quelques sacs de provisions, des bras vigoureux et une grande énergie. Ils ont ainsi débuté, comme pionniers, avec le seul capital d'une hache, et puisqu'ils vivent -main»
tenant à l'aise, cela doit donner de l'espoir et du courage à tous ceux qui ont besoin de coloniser.