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ARRÊTÉ DU 27 PRAIRIAL, AN X

Article 4. — Il est défendu à toutes personnes autres que celles nommées par le gou-

vernement de s'immiscer en aucune façon, et sous quelque prétexte que ce puisse être, dans les fonctions d'agent de change ou de courtier, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de la Bourse. Les commissaires de police sont spécialement chargés de veiller à ce qu'il ne soit point contrevenu à la présente disposition.

Article 5. — En cas de contravention, les commissaires de police, les syndics ou leurs adjoints feront connaître les contrevenants aux autorités compétentes, lesquelles, après vérification des faits et audition du prévenu, pourront lui interdire l'entrée de la Bourse. En cas de récidive, il pourra être déclaré incapable de parvenir à l'état d'agent de change ou de courtier, le tout sans préjudice des peines portées par la loi.

Article 6. — Il est défendu, sous les peines portées contre ceux qui s'immiscent illégalement dans les opérations, à tout banquier, négociant ou marchand, de confier ses négo

cialions , ventes et achats , et de payer des droits de commission et de courtage à d'autres qu'aux agents institués par la loi.

Article 7. — Toutes négociations faites par des intermédiaires sans qualité sont déclarées nulles.

Nous marchons, vous en conviendrez, de surprise en surprise. Ainsi, non-seulement la loi punit ceux qui usurpent les fonctions d'agent de change ; mais elle condamne au même châtiment les personnes qui s'adressent aux intrus et leur confient des affaires.

Vraiment^ il est impossible de lancer des interdictions plus solennelles, plus catégoriques, et de les voir accueillir avec plus de désobéissance.

Expliquez , si faire se peut , pourquoi certains points de la législation infiniment moins rationnels, — la loi de 1819, par exemple, — se maintiennent inviolables, tandis que ceux (jui frappent la Bourse et ses ignominies res-

tent sans résultat? Expliquez comment il arrive qu'une sentence , rendue aujourd'hui par les tribunaux , n'a plus demain ni effet , ni portée, ni valeur, puisque les mêmes hommes, frappés par la justice, recommencent à se livrer aux mêmes désordres?

C'est l'énigme du sphinx moderne : Œdipe ne la devinerait pas.

Dernier mot sur lea coulissiers.

On comprend que ce type du coulissier, dont j'ai déjà donn^ l'esquisse, est absolument le même, au point de vue moral, que celui du courtier marron.

Toutefois, une particularité le distingue.

En général le courtier marron n'opère que sur la rente, au lieu que le coulissier opère

sur tout, bonnes ou mauvaises valeurs, — mais de préférence sur les mauvaises.

On ne pouvait pas trouver du reste, un nom plus significatif et plus juste que la coulisse pour désigner, à la Bourse, le lieu spécial oîi se préparent les ficelles, oi!i se montent les machines, où se creusent les chausses-trappes.

C'est là qu'on organise le mensonge et la fraude; c'est là qu'on cherche à orner d'oripeaux trompeurs cette foule d'entreprises sans nom, véritables gourgandines de la finance, qui passent un jour ou deux pour des filles de bonne vie et mœurs, juste le temps d'affrioler l'actionnaire et de le conduire au trébuchet.

La coulisse a vu naître les carrières Montmartre et cent autre? opérations, ejusdem farinœ , sœurs cadettes des mines de Saint-Bérain, et que Robert-Macaire ou tout autre personnage de même trempe réchauffent sous leur manteau d'escroc.

Si la forêt de Bondy n'existe plus, de nos

jours, à l'état de coupe-gorge, la coulisse la remplace avec avantage.

Vous allez dire peut-être : — Je fuirai ce coupe-gorge, et j'aurai soin de ne pas me hasarder le long de cette forêt. C'est à merveille ; mais la forêt se déplace et vient à vous. Le coulissier, comme vous avez pu le voir, n'a pas fini son œuvre quand la Bourse ferme.

Deux heures d'exercice, allons donc! impossible de s'en tenir là. (les messieurs ont tant d'affaires, et les dupes sont en si grand nombre.

La coulisse, dit VArgent, fait toutes les opérations à terme et possède de plus que le parquet les primes de cinq sous et les primes de deux sous, — primes curieuses, qui ont toujours fait l'étonnement des bourgeois flâneurs et de ces dames qui passent sur le boulevard entre sept et onze heures du soir.

On entend les coulissiers se dire mystérieusement à l'oreille : - J'ai deux sous pour de-

main ! Ou bien encore : — Envoyez-moi demain cinq sous!

Ce genre de prime se négocie dans les vingtquatre heures.

Vous achetez quinze cents à prime de deux sous, le soir sur le boulevard, et la réponse de votre prime a heu, le lendemain, à la Bourse de deux heures. Il y a donc à la coulisse, tous les jours, une réponse de primes.

Les primes de cinq sous se font également du jour au lendemain.

Il est facile de comprendre combien ces primes facilitent et augmentent les opérations de la coulisse. A cause même de leur bon marché, elles ne peuvent pas se reporter fin de mois. L'écart serait beaucoup trop grand pour qu'il y eût quelque chance de bénéfice. Dans l'attente d'une nouvelle quelconque, vous pouvez acheter pour le lendemain trois mille dont deux sous. Si la nouvelle que vous attendez n'est pas arrivée, el (|ue vous soyez obligé d'abandon-

ner votre prime, vous perdez dir centimes, c'est-à-dire cent francs.

Vous pouvez, du reste, recommencer plusieurs fois votre opération, et le jour où votre attente ne sera pas trompée, — mieux encore, le jour où vous serez assez habile pour fabriquer vous-même une nouvelle dans le sens de vos honnêtes espérances, — vous aurez un bénéfice qui dépassera le chiffre de toutes vos pertes antérieures.

L'écart entre le ferme et les prime? de cinq sous est naturellement moins grand que l'écart entre le ferme et les primes de deux tons.

.le suis heureux de pouvoir présenter toutes ces petites études aux réflexions du moraliste.

On sait que-courtiers marrons et coulissiers sortent, à trois heures précises, de la caverne légale, pour aller se réunir illégalement, soit à Tortoni , soit au passage de l'Opéra , soit

dans la salle du Casino , soit, en plein vent , le long des trottoirs, partout en un mot où ils peuvent tendre un lilet, dresser une embûche.

Traquez-les à l'est, ils trouvent refuge à l'ouest.

Expulsez-les au nord, ils se rassemblent au midi.

Infatigables comme l'araignée, ils recommencent leur toile cent fois de suite, quand la police l'anéantit d'un coup de balai.

Vous vous expliquez sans peine pourquoi les récentes interdictions judiciaires, qui ont jeté quelque désordre dans leurs manœuvres, ont fini par avoir le sort de toutes celles qu'on leuravait lancées aux jambes antérieurement. Le moyen d'empêcher ces honorables industriels de se promener sur l'asphalte, en fumant le Londres ou le simple canaillados y

Vous leur défendez d'ouvrir leur carnet , bel obstacle! ils traiteront nu besoin par signes.

et vos agents dépistés céderont bientôt de guerre lasse.

Même difficulté de les saisir et de les surprendre à la Bourse : ils ont toutes les ruses dans leur gibecière.

Un jour, douze ou quinze de ces fils de Mandrin, serrés de prés par la police et ne sachant comment échapper aux sergents de ville, aperçurent un convoi qui débouchait par la rue Richelieu. Aussitôt ils se mirent à suivre le corbillard, l'escortant pieusement et la tète découverte jusqu'au cimetière Montmartre , achevant ainsi leurs petites affaires sans trouble, sans risque, — et surtout sans remords.

Pour extirper complètement un mal de ce genre, il faut aller droit à la racine et y porter la hache. Or, la racine, c'est le jeu lui-même. Aujourd'hui les plus aveugles et les plus obstinés voient et comprennent que les demi-mesures sont inefficaces et n'aboutissent qu'à faire plus scandaleusement outrager la loi.

Gomme les agents de change, les couUssiers ont une chambre syndicale. Ils versent un cautionnement et s'organisent en compagnie. Vous entendez même dire qu'il y a des coulissiers honnêtes.

Nous sommes dans le siècle de tous les paradoxes.

Honnêtes, oui, — comme le marchand qui vend à faux poids , — comme l'accapareur de blés, — comme la directrice d'une maison de tolérance, — comme tout ce qui se nourrit et s'engraisse d'une immoralité quelconque.

En dehors de cette immoralité, vous ne prenez pas un sou dans la poche du voisin ; vous montez votre garde, vous payez exactement vos fournisseurs; puis vous faites vos quatre repas, comme le roi d'Yvetot, en tout repos de conscience.

0 les honnêtes gens!

Vous savez que les agents de change favori-

sent la coulisse, et il vous reste à cet égard une objection sur les lèvres. Pourquoi des officiers ministériels, institués par une ordonnance régulière, ne prennent-ils pas en main cette ordonnance pour chasser du temple de l'agio la horde usurpatrice et la supprimer du coup?

Ce serait logique en effet.

Mais, à la Bourse, lorsque la logique et l'avidité financière ne sont pas d'accord, on sacrifie l'une des deux choses à l'autre, et ce n'est jamais la seconde qui est l'objet du sacrifice.

Les agents de change consacrent l'usurpation des coulissiers par la tolérance la plus absolue, parce que cette usurpation même est dans leurs intérêts, parce qu'ils en profitent sans le moindre scrupule, parce que l'accroissement du nombre des joueurs aurait fini à la longue par nécessiter la création de soixante autres charges; parce qu'on a préféré donner

yOO LA BOURSE.

un crocen-jambe à la morale, un autrç à la loi, et sauver le monopole.

Comprenez-vous?

Messieurs les coulissiers ne lèvent pas les clients des agents de change, ils en créent de nouveaux. Ils dressent un second tapis vert à côté du premier, le tapis vert de l'antichambre , pour ainsi dire. Ils se font les croupiers des petits joueurs, des domestiques, des concierges, du menu fretin, les croupiers du peuple.

Si la grande table est trop encombrée, on leur envoie çà et là quelque ponte de haut l)ord, dont iis font la partie, en réservant les honoraires du croupier supérieur.

C'est-à-dire que , dans ce cas , l'agent de change et le coulissier touchent tous les deux un droit de courtage.

Voilà comment on a trouvé moyen, non-seulement de conserver, mais d'accroître pour chaque membre de la compagnie, le magnifique

budget annuel de treize à quinze cent mille francs.

• La curée est abondante.

Une fois les vautours repus, il reste largement de quoi nourrir les corbeaux.

Un aoin de la forêt de Bondv

0 VOUS, amis du travail lionnète, qui, pour acquérir un peu d'aisance, ou même pour gagner votre pain de chaque jour' dépensez toutes les ressources de votre esprit, toutes les sueurs de votre corps, vous n'êtes, — on ne peut trop le répéter , — que des niais de vertu !

Sachez comment on paivienl à amasser des

millions et même à capter la considération publique.

Un va-nu-pieds quelconque, sortant on ne sait d'où, un fruit sec de telle ou telle profession, plus ou moins avouable, frappé de l'éblouissante histoire des fortunes colossales gagnées au grand tripot, se tient le raisonnement qui va suivre :

— Morbleu ! je serai riche aussi, moi, coûte que coûte ! Arrière la probité naïve et opiniâtre, la persévérance routinière et lente, — vieux système digne d'une époque sottement vertueuse, d'un moyen âge commercial et financier! Rien de tout cela n'est plus de mise dans notre siècle de vapeur et de chemins de fer. Autrefois on rampait péniblement jusqu'à la fortune; aujourd'hui pour l'atteindre on marche d'un pas rapide, on court, on vole... On* vole surtout!

Ce calembour cynique le fait sourire ; il en accepte l'augure.

LA DOUUSE. 'M)^

Se dirigeant sans plus de retard vers les bureaux d'un de ces juifs habiles, qui remuent des sacs d'or à la pelle et tiennent dans leur portefeuille les destins d'une foule de bailleurs de fonds, notre apprenti millionnaire sollicite l'inappréciable faveur de s'asseoir sur les bancs de cette école illustre, d'où sont sortis tant de boursiers fameux.

On l'accepte, le voilà commis en titre.

Il s'exerce à la manœuvre des capitaux, il s'initie au secret de les faire affluer dans la caisse. Un laps de temps plus ou moins long se passe à étudier assidûment les trucs de la Bourse et la manière de s'en servir. Enfin l'éducation s'achève. Notre homme devient maître, -^ maître-ès-arts du million.

Reste à s'organiser au plus vite, afin de travailler pour lui-même.

L'essentiel avant tout est de dresser le traquenard où il prendra la gent actionnaire, Il cherche une maison de belle apparence

et la liouve. Jamais on ne s'imaginera qu'une

aussi opulente demeure est la caverne d'un bandit.

C'est là qu'il place le siège de ses opéralions.

Quelques jours après, ou peut voir,, au premier étage, un peuple de commis empressés aller et venir dans des bureaux resplendissants, 011 brille de toutes ses délicates guillochures un superbe cotfre-fort sorti des magasins de Fichet.

Deux valets de pied et un groom se tiennent dans l'antichambre.

Ces préparatifs achevés, tous les journaux de la capitale et de la province portent à la connaissance de l'Europe un avis conçu en ces termes :

« Un demandait avec instance un comptoir d'opérations financières, géré par un homme spécial et surtout d'une probité hautement re-

connue. Le comptoir établi depuis quatre am (historique) par M. X"*, et si avantageusement connu sur la place, répond au besoin universel. On se charge des ventes, des achats de valeurs, des reports, des comptes-courants, etc. Le dividende de la caisse spéciale a été, le dernier trimestre, de dix pour cent (toujours historique). Dés aujourd'hui les souscripteurs peuvent venir toucher au bureau leur part de bénéfices, de dix heures à quatre heures de relevée. S'adresser pour renseignements et dépôts de valeurs rue... numéro...

» N. B. Ne pas confondre avec les établissements analogues, qui n'offrent au pubhc aucune garantie et promettent des bénéfices irréalisables.' » (De plus en plus historique.)

Annoncer un dividende de dix pour cent affecté à un seul trimestre, et l'annoncer à des actionnaires (jui n'existent pas , est un appât merveilleux employé par notre larron de

:iO^ LA BulKSi:.

Bourse pour attirer une toule d'actionnaires réels.

Ils arrivent par bandes des quatre points cardinaux de l'horizon social , offrant des titres à échanger contre espèces, ou des espèces pour acheter des titres.

Le rentier, l'artisan, l'ouvrière, l'employé, le soldat, l'officier, la veuve apportent leurs capitaux ou leurs modestes économies, désireux de les faire fructifier et d'obtenir un intérêt bien supérieur à celui qu'ils auraient à la caisse d'épargne ou chez le premier notaire venu. Les sommes varient de cinquante mille francs à cent francs. Que voulez-vous? Tous ont lu dans les journaux que le comptoir de M. X"* a plusieurs années d'existence : n'est-ce pas énorme par ce temps d'instabilité et de variation financière ?

Comment supposer que les journaux grands et petits se soient rendus complices d'une imposture ?

Le tambour de la réclame continue à battre le rappel avec acharnement , et les fonds arrivent au pas de course , comme les gardes nationaux le jour d'une grande revue. Ils s'accumulent, ils s'amoncèlent. Un beau jour le financier se voit à la tête de plusieurs millions.

— Voici le moment, se dit-il, sauvons la caisse !

Il empoche l'or, les titres, les billets, toutes les valeurs sonnantes ou autres, allume un panatellas, monte en coupé, se fait conduire à une gare de chemin de fer, s'installe douillettement dans un wagon de première classe, et... chauffe la vapeur!

C'est aussi facile que vous le voyez.

Le lendemain, un actionnaire, deux actionnaires, trois, vingt, cinquante, puis des milliers viennent frapper à la porte du comptoir. On leur montre les scellés apposés sur la serrure par M. le juge de paix de l'arrondissement.

Chacun s'en retourne l'oreille basse, jurant, mais un peu tard...

Vous savez le reste , candides brebis tondues ! Rien n'est plus simple que de vous enlever votre laine.

Un sot trouve toujours un plus sot qui lui donne.

Et ne criez pas au roman ; c'est de l'histoire que je vous raconte là, de l'histoire authentique, — histoire d'hier, histoire d'iaujourd'hui, histoire de demain. Les noms propres sont au bout de ma plume et je pourrais les écrire.

Demandez aux deux mille dupes enveloppées dans les banqueroutes P**' et F*** , — sans compter les autres.

Jadis, quand vous traversiez, à la chute du jour, certaine forêt connue, un brigand débusquait tout à coup d'un épais fourré , le pistolet au poing , vous demandant la bourse ou la vie.

Pitoyable façon d'opérer! Époque de barbarie candide!

Outre que la profession de voleur de grand chemin jouissait dans le monde d'une considération médiocre, elle n'était pas sans présenter beaucoup de périls. Quelquefois le voyageur avait des armes et défendait énergiquement sa vie et sa bourse. On avait à craindre, en surplus , le bagne et l'échafaud , perspective désagréable.

A vrai dire, c'était un plan mal conçu. On a changé tout cela.

Maintenant la plume remplace le pistolet, la réclame détrône le poignard. Le brigand s'est civilisé; il ressemble à un honnête homme à s'y méprendre.

Tantôt c'est un individu presque vénérable, aux cheveux blanchis dans le travail, ou ailleurs; tantôt c'est un personnage de trente ou trente-cinq ans, d'une tenue parfaite, et d'excellentes manières. Ils sont vêtus comme vous

et moi, — que dis -je? — beaucoup mieux que vous et moi : linge d'une grande finesse, habit de Sedan, faux-cols américains, binocle et bottes vernies-, costume complet de gentlemen riders. Ajoutez qu'ils parlent le patois anglofrançais d'écurie à rendre jaloux un membre du Jockey's-Club. Ils acquittent régulièrement leurs contributions, payent patente et font partie de la garde nationale.

La forêt de Bondy où ils exercent est partout : c'est la Bourse, c'est Paris, c'est la France, c'est l'Europe.

Le fourré où ils s'embusquent pour attendre le passant, c'est la quatrième page des journaux, c'est le carrefour où se distribuent leurs prospectus, c'est la muraille où ils collent leurs affiches, c'est le bureau où leurs commis vous attendent, la plume fichée dans les cheveux, derrière un grillage tendu de serge verte.

Avec quel sourire aimable on vous accueille, vous et votre argent! Quelles formes

charmantes on déploie ! Impossible de vous dépouiller avec une politesse de meilleur goût.

Nous sommes loin des brutales façons d'agir du vieux bandit classique.

On sent que la civilisation a passé par là.

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