LA CONTRE-PARTIE
A côté de ces opérations, d’une légalité et d’une régularité parfois douteuses, des coulissiers, ou du moins des banquiers qui se réclament de la coulisse, se sont trop souvent livrés à des opérations nettement illégales, et qui pouvaient même parfois constituer de véritables escroqueries. Nous voulons parler de la contre-partie.
L'étude de ces opérations et de la jurisprudence assez diffuse qui s’y rapporte demanderait un développement beaucoup plus considérable que ne le comporte le cadre de cet ouvrage. Il faudrait un traité entier pour approfondir d’une façon intéressante l'historique et le fonctionnement de la contre-partie, les ruses auxquelles on a eu recours pour lui donner un vernis de légalité.
Nous nous contenterons donc d'étudier, d’une façon un peu superficielle et générale, ce sujet qui rentre dans notre développement, puisque c’est un des moyens qu'ont parfois choisi les intermédiaires libres pour s’immiscer dans le monopole des agents de change.
La contre-partie consiste, pour l'intermédiaire chargé d’un ordre, à ne pas l’exécuter réellement sur Le marché, à se constituer lui-même vendeur ou acheteur des titres que le client lui donne l’ordre d'acheter ou vendre. Disons que cette opération ne se fait naturellement que sur des marchés à terme, des marchés de spéculation.
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