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baissiers qui traitent à découvert, tendent à le contenir dans ses justes limites : ils empêchent par des ventes à terme à découvert, la hausse persistance et effrénée, en augmentant l'offre, qu'ils aient ou non en mains les marchandises ou valeurs qu’ils négocient. C’est un correctif nécessaire à la spéculation. Le marché à terme supprime donc les brusques écarts, les a-coups. On peut dire, par conséquent, que la Bourse est la régulatrice des prix dans le temps comme dans l’espace.
Tout ce que nous venons de dire s'applique aux Bourses de Commerce en général. Mais les opérations qui se font dans ces Bourses peuvent se diviser en deux catégories : les premières portent sur les effets publics et les valeurs mobilières en général; les secondes ont pour objet les diverses denrées ou marchandises, les produits de l’industrie, les assurances maritimes, les affrètements de navires, etc. Aussi distingue-t-on deux espèces de Bourses : les Bourses d'effets publics et autres ou Bourses de valeurs.,et les Bourses de marchandises. Dans les premières, les intermédiaires sont les agents de change; pour les autres, ce sont les courtiers.
Ce seront les Bourses de valeurs seules qui nous occuperont dans cette étude; aussi laisserons-nous complètement de côté la seconde catégorie. D'ailleurs, depuis le début du xiIx° siècle, grâce à l’accroissement considérable de la dette des Etats, aux progrès de l’industrie, à l'apparition des grandes entreprises commerciales, à l'augmentation rapide des sociétés par actions qui en fut le résultat, la fortune mobilière a pris une extension inouie, et l'importance des Bourses de valeurs s'est accrue dans des proportions énormes. Ce sont elles qu'on désigne ordinairement quand on emploie le simple mot de la Bourse et l'expression Bourses de Commerce ne s'applique dans l'usage journalier qu'aux Bourses de marchandises; aussi dans le langage cou-