‹ La Bourse, le Marché Libre et la CoulisseChapitre 41 sur 43 · PE · texte numérisé non relu

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dite. Et le prix des charges aurait été remboursé par la nouvelle corporation elle-même au moyen d'un emprunt. Cette idée ne fut pas adoptée. On ne pensa pas que les garanties de la Chambre chargée de la rédaction de la cote fussent suffisantes, et on jugea que le monopole avait rendu trop de services au marché et au pays pour le supprimer ainsi radicalement .Si en effet son élargissement est possible, sa suppression serait, à notre avis, regrettable et fort dangerause.

On propose un autre remède: c'est 1 augmentation du nombre des agents de change, qui, ainsi, se trouveraient en état de suffire aux besoins du marché. Et, pour ne pas nuire aux droits acquis de la Coulisse actuelle, on prendrait pour constituer les charges nouvelles, les maisons de Coulisse les meilleures et les plus dignes de confiance.

Gertaines maisons, trop peu importantes, se grouperaient entre elles pour former une charge. Les garanties la réglementation seraient les mêmes, et les donneurs d'ordres, ayant assez d'agents de change à leur disposition, n'auraient plus besoin d'effectuer ailleurs leurs opérations. Le marché libre disparaîtrait ainsi de luimême, dit-on. Ge ne serait plus une fusion du Parquet et de la Coulisse, mais une absorption de celle-ci par celui-là. (1) Nous ne pensons pas, pour notre part, que le marché libre se résigne ainsi à mourir, et cette solu-

fo) « Nous demandons que le Parquet absorbe la coulisse, qu'il crée de nouvelles charges pour la recevoir, mais pour la recevoir réellement, se servant ensuite de la loi pour frapper quiconque n'aura pas pu ou pas voulu se rallier. Cette absorption faite, nous demandons que le Parquet, demeuré seul nêgociateur, se prête à toutes les négociations dont le public a besoin, sans en rejeter aucune. Nous n'entendons pas par là qu'il doive accepter tous les ordres qu'une certaine catégorie de la coulisse accepte aujourd'hui. Il devra toujours soumettre la réception des ordres aux mêmes règles de prudence qui font aujourd'hui sa sécurité, et par suite, celle du public : nous entendons seulement dire qu'une fois prises les garanties nécessaires contre une inexécution des engagements du donneur d'ordre, l'agent de change devra négocier tout ce qui se négocie sans exception. Voilà ce que nous croyons désirable. Si on ne s'y résout pas, à cela ou à quelque mesure analogue, nous pensons alors que c'est l'absorption du Parquet par le marché Jibre qui devra avoir lieu, et que nous préférerions encore au mauvais régime actuel de la dualité. ».

(Waldmann, Profession d'agent de change p. 635).

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