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L'amélioration des cours du chanze.
L'amélioration des conditions du budget (2).
2° Les causes d'ordre économique sont :
La réduction des frais généraux tels que ies frais de transport, de main-d'œuvre, l'emploi de machines nouvelles diminuant le prix de revient, la diminution des impôts, des taxes diverses, des droits Aouamiers.
L'augmentation de la consommation des matières premières pour telle ou telle industrie (le cuivre, par exemple).
La diminution de production d'une matière première d'usage courant et recherchée en raison des besoins de la consommation.
3° Les causes d'ordre politique sont :
L'avènement d'un ministère favorable, dans son prograinme, à la défense des intérêts matériels.
La cessation d’une guerre ruineuse, le démenti de nouvelles pessimistes.
les nouveaux traités de commerce ou reprises de relations commerciales antérieurement "ompues avec un autre pays.
La cessation d'une situation grave ou l’amélioration de rapports tendus avec un autre Etat.
Sauf certaines circonstances graves, la hausse a des périodes d’une durée bien plus grande que la baisse; celle-ci, en effet, survient le plus souvent brutalement et s'efface rapidement avec les causes qui l'ont provoquée.
La stabilité gouvernementale, la paix au dehors, l'apaisement des luttes politiques au dedans, la sura-
bondance d'argent profitent aux placements de tout
repos, tels que les fonds d'Etat, mais un mouvement de hausse ne saurait durer indéfiniment; il arrive fata-
Jement un moment où, en raison de l'élévation des
cours et de la réduction du taux de l'intérêt qui en est la conséquence, l’'Epargne n’achète plus, désireuse
(2) Réduction des dépenses, excédent des recettes, etc.
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d’ailleurs de mettre son bénéfice à l'écart; la spéculation, qui opère presque toujours dans le même sens que le comptant, non seulement suspend ses achats à terme, mais, en raison de cette situation de place, commence des ventes à découvert.
A ce moment nréeis, où l'Epargne se refuse à acheter, les boursiers disent que la place est chargée; les réalisations commencent, et la baisse survient, lentement, progressivement, atténuée par les rachats de la spéculation, c’est-à-dire des vendeurs à découvert; mais si alors surgit un événement grave, comme la Bourse éprouvait le besoin de s’alléger, il en résulte une grande quantité d'offres spontanées, pouvant provoquer sur la place une baisse rapide, profonde, et quelquefois un véritable effondrement.
Aux grandes échéances, l’argént se resserre, les crédits se tendent et on réalise, sur la cherté ou la difficulté des reports, et la baisse se produit presque inévitablement (1).
La hausse est parfois le résultat d’une fièvre de spéculation; le marché de Paris, pour certaines valeurs de traction, de cuivre, de plomb, en offre presque périodiquement le curieux spectacle; mais à Bruxelles surtout, toutes les valeurs bonnes ou mauvaises sont poussées à des cours fantastiques. Ces périodes de hausse effrénée ne peuvent que nuire profondément au marché, parce qu'elles sont fatalement suivies d'une baisse très forte et durable, en raison des pertes subies, de l'abattement des esprits et des découragements qui s’en suivent.
Les oscillations violentes en hausse et en baisse, résultant de spéculations hardies et de réalisations craintives, sont des motifs de diminution de la fortune publi-
(1) C’est pour cette raison que les liquidations de fin mars, fin juin, fin septembre, et fin décembre sont généralement mauvaises, les primes pour ces échéances sont souvent perdues.
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