CHAPITRE VI
DU On&BATMMIS IMI BOOIlflB *, f» UHK WéCiBUMB ET 1» LEUR
46. — DÎTersaB espèces â*opér»tienfl; opérations iaduttrielles et eoramerditleBs négooiaiiona des effets pnblics.
A7. ~- DistioctioD entre les opérations sérieuses et les jeux de Bourse, entre les opérations de placement et les opérations de spéculation.
46. — Forme et modalités des opérations de Bourse; marchés au comptant, marchés à terme.
46» ^— Les affftirefi qui ae traitent à la Bourse sont de deux espèces. Ce sont, d'une part, les opérations indua^ trielles et commerciales proprement dites, telles que les achats et ventes de denrées ou marchandises, de matières métalliques, les transactions relatives aux transports par terre et par eau, aux assurances maritimes, aux affrètements de navire, à l'escompte, au change et au placement des effets de commerce ; d'autre part, les négociations des effets publics. Nous ne nous occupons que de celles-ci.
47. — Toutes les opérations de Bourse , quelles que soient leur complication ou leur simplicité, affectent toujours la forme d'un achat ou d'une vente : seulement elles sont tantôt une réalité et tantôt une fiction ; tantôt elles constituent des marchés sérieux, tantôt elles ne constituent que des paris sur la hausse ou la baisse des effets publics, des jeux de Bourse. La difOiculté de distin-
gmr JfiB tmsdes autees jnravieni de cequa,dtn8 txmê IO0 eas, rapp«T6Dce06t la mâme, et que, dansrimpoaeibilké où Ton ae trouve d'apprécier d'une façon certaine l'intention des parties contractantes, on juge souvent du tcmi d'après la forme.
Panni les opérations sérieuises, c'eet-à-dire parmi celles où les contractants ont l'intention réelle de pren«* dre ou d'opérer livraison des valeurs, d'en payer ou d'en recevoir le prix, suivant qu'ila sont acheteurs ou vendeurs, on dott distingruer les opérations de {dacement et les opérations de iq^iécolatioii.
Ici encore, c'est par l'intention seule des contractants qu'on peut distinguer le caractère du contrat.
Ainsi que j'ai eu occasion i& l'oteerver précédemment, celui qui place a principalement en vue le revenu de la valeur; celui qui spécule a principalement en vue le capital. Le premier achète avec l'intention de conserver l'eflFet et de toucher, aux diverses époques d'échéance, l'intérêt et le dividende; le second achète avec l'intention de revendre, dès qu'un moment de hausse lui permet de réaliser un bénéfice aur son acquisition. Les valeurs ne font que passer entre les mains de celui-ci; elles se classent entre les mains de celui-lè, qui est le véritable consommateur des effets puWics.
Il peut arriver du reste que , lorsque deux parties contractent, il s'agisse, pour l'une, d'une opération de placement, pour l'autre, d'une c^ératûm de spéculation ; il pourra même arriver que l'opérationi sérieuse pour le videur, ne soit qu'un jeu de Bourse pour l'acheteur, et récipi«)quement. Ce fait, qui semble assez étrange, s'explique d'abord par cette considération, que les parties contractantes, ne connaissant que l'agent de change, par l'intermédiaire duquel le contrat est fonné, d^ nieurent inconnues l'une à Tautre, et ignorent néces^
sairement leurs intentions respectives; il deviendra^ d'ailleurs , plus compréhensible , lorsque nous aurons expliqué le mécanisme de la liquidation des marchés à terme.
Ces marchés sont les opérations habituelles des spéculateurs et des joueurs ; avec les marchés au comptant la spéculation est presque impraticable, le jeu est tout à £ait impossible.
48. — J'ai dit que la vente et l'achat étaient la forme unique des opérations de Bourse; j'ajoute que la vente et l'achat, au comptant ou à terme, sont leurs seules modalités.
SECTION PREMIÈRE
DBS MÂIGHÉS AD COMPTANT.