‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 125 sur 233 · L’ECOLE NORMALE CIVILE DE GYMNASTIQUE · texte numérisé non relu

L’ECOLE NORMALE CIVILE DE GYMNASTIQUE

: En 1892, sous l’instigation de notre ami Désiré Séhé, une école normale civile fut créée dont le but était indiqué comme il suit : Former des professeurs ; donner une méthode uniforme d’enseir gnement à tous ceux qui, à un titre quelconque, dirigent les exercices, du corps : offrir à la jeunesse des écoles (Facultéde médecine, Faculté de droit, Ecole centrale des arts et manufactures, Ecoles supérieures et spéciales; le moyen de participer aux bienfaits des divers sports gymnastiques ; propager dans Rétablissements universitaires le g*oût et la culture des exercices physiques ; resserrer, par un entraînement esthétique et viril, le lien de solidarité et d'union créé par le patriotisme entre jeunes hommes de notre époque..

Un comité composé de MM. Paz, Charmeroy, Loutil, Léon Robelin et.Gustave Rey en prilla direction administrative etlescours furent confiés aux professeurs suivants : MM. le Dr Bilhaut (orthopédie), le D1* Gollineau (hygiène), le Dr Damain (anatomie), le Dr Laburthe (physiologie), le Dr Wangelder (gymnastiquemédicale), le Dr Verdier(massage et hydrothérapie), et MM. Charlemont])our -la boxe et la canne, le capitaine Faber pour la marche, la course et le saut, Césari pour la gymnastique, Jamin pour l’équitation, Ad. Ruzé pour l’escrime, Léon Ville pour la lutte et P rot pour la danse.

Pendant l’exercice d’essai, c’est-à-dire de novembre 1892 à juin 1893, les recettes et les dépenses s’élevèrent à environ 2000 fr. yenfin, 2036 présences furent constatées aux différents cours et conifère ricesL .... . . .

LA BOXE -imANÇAlSE

Il est doue permis cle croire que le second exercice* 1893-1894, aurait affirmé la fondation de l’école normale civile,' si les sociétés et associations de gymnastique n’avaient témoigna Fin différence, qu’elles manifestent d’ailleurs presque toujours pour tout ce qui se fait de nouveau.

Ce n’est peut-être pas l’indifférence qui domine, mais ce qui est plus grave encore, la question d’église, de clocher et de personnes.

Nous regrettons d’être obligé de l’avouer, mais dans le monde des gymnastes l’accord n’est pas toujours parfait et l’intérêt général passe, trop souvent hélas, après l’intérêt particulier.

Nous avons, notre fils et nous, prêté notre concours à cette création appelée à rendre de grands services plus tard et nous ne désespérons pas de voir plus grande et plus prospère cette école normale civile, tant réclamée par les Laisné, les Paz, les de Jarry, lesSéhé, qui sera le complément de l’école normale militaire de Joinvillele-Pont et où se recruteront les praticiens et les physiologistes distingués.

La séance d’ouverture des cours de l’école (exercice 1892-93) a eu lieu au siège social, Hôtel -des sociétés savantes, 28, rue Serpente, le mercredi 7 décembre 1892, à 8 h. 1/2 du soir? sous la présidence de M. Eugène Paz.

Programme dè là soirée.'— Allocution du président ; Causerie sur les exercicesphysiques, parle DrCollineau ; Démonstration de la lutte française, professeur Léon Ville; Dénïonstrationde la boxe française et de la canne, assaut, professeur M. Gharlemont ; Démonstration de l’escrime, assaut, professeur, M. Ad. Ruzé.

Le Ier février 1893, M. J. Gharlemont cède à son fil s la direction de l’académie de boxe, située, 24, rue des Martyrs (Place aux jeunes !).

Gymnase municipal. Société de gymnastique, l’Avenir du XIXe arrondissement (fondée en 1880). Dimanche 3 février 1893, à 1 heure 1/2. Grande fête de gymnastique gratuite offerte à ses membres honoraires. Tombola au profit de la caisse de secours des écoles de -L’arrondissement. Avec le gracieux concours de

LA BOXE FRANÇAISE

MM. Charlemont père et fils, Groslambert, Knab frères, professeurs.

Nous extrayons du programme: Boxe en section par la société; Assaut de boxe française par MM. Cbarlemont fils et Groslambert et assaut de canne par MM. Knab frères.

THE GALIGNANI MESSENGER. STURSDAY 13 avril 4893

. « Les visiteurs anglais et américains de Paris aurontce soîrune bonne occasion de voir « lasavate *> ou boxe française dans laquelle les pieds, aussi bien que les mains, jouent un rôle important. L’assaut sera donné dans la salle des fêtes du Grand Hôtel, et au bénéfice de Charlemont père qui a si largement contribué à développer la savate et à en faire une science de légitime défense et un exercice salutaire

« Parmi les professionnels qui doivent nous donner ce soir le spectacle de leur habileté, citons: J. Leclerc, Lorenzi, Langlois, Castérès, E. Leclerc, Louslalot, Albert et les deux Charlemont.

« Parmi les amateurs les plus connus, admis ày prendre part, MM. Groslambert, Maynadié, Mayodon, Levallois, L. Georges Rogé, Deligny et Fernand Malhiot. »

En cédant sa salle à son fils, M. J. Charlemont abandonne la boxe d’une manière active, des raisonsde fatigue lui ont conseillé cette détermination.

A cette occasion, la Société des boxeurs français, dont il est le fondateur, organise un grand assaut à son bénéfice. A cet effet le Comité adresse à ses membres, ainsi qu’à la presse, l'appel suivant: «Le Présidente! les membres delà Société des boxeurs français ont l’honneur de vous informer qu’ils organisent un assaut au bénéfice de M. Charlemont père qui prend sa retraite.

« Cet assaut aura lieu le vendredi 14 avril prochain, dans les salons du Grand-Hôtel. Des billets seront mis à votre disposition au siège social, 24, rue des Martyrs. Les dames seront admises. »

Prix des places : Réservées, 10 fr. — Entrées, 5 fr.

Nous ferons remarquer que c’est par exception que le. présent

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assaut est payant. La Société des boxeurs français donne ordinairementses assauts par invitation et par conséquent gratuits.

La siciété fait bien les choses, car l’assaut donné pourM. Charlemont est sans préjudice de son assaut annuel qui aura lieu le 18 mai prochain, également au Grand-Hôtel.

PROGRAMME

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