FÊTE FAMILIALE
Au profit de la caissedes écoles, sous la présidence de M. Vorbe, conseiller municipal.
F, A BOXE FRANÇAISE
Exercices gymnastiques et militaires. Boxe française. Assautde boxe française entre MM. Mainguet et Chabrier, professeurs à l’académie de boxe Charlemont.
Le mardi 8 décembre 1896, à 8 h. 1/2 du soir, salle des agriculteurs de France, assaut d’inauguration du Boxing-club de France.
ORDRE DES ASSAUTS
Leveillé, am,, L. de Raime a. B. F.
Maynadié, am., Deligny,am. id.
Ed. Leclerc, pr., Dunet am. id.
Monbiot, am., Pierné am. id.
O. Quiüier, pr.. Mille pr. id.
J. Leclerc, pr., Langlois pr. id.
Bayle, pr., Godignon am. B. F.
Van-Roose, am., Châtelain pr. id.
Loustalot, pr , Flori, M. E. J. id.
Albert, pr. , Moscovino M. E. J. id.
Legrand, am. E. Quillier, pr. id.
Levallois, am., Castérès, pr. id.
LE&ENDE
B. F. Boxe française, B. A. Boxe anglaise, am. Amateur., pr. professeur, M. E. J. Moniteur école de Joinville.
BOXE
« Mardi soir a eu lieu, dans la salle des agriculteurs de France, rue d’Athènes, l’assaut d’inauguration du Boxing-club de France.
« Dans l’assistance, remarqué MM. Bruneau de Laborie, président du boxing-club et de l’assaut, le colonel Dérué, Horace Herwegh, de Saint-Albin, du Figaro, Chevillard, Ayat, Charlemont père et fils, comte de Sauvage, Mouquin, H. Corthey, Georges Breittmayer, A. dePalisseau, Bruneau de Laborie, "frère du président, Subzbacber, etc. etc.
« Le premier assaut mettait en présence deux amateurs, MM. Léveillé et L. de Raime, dont lesjeux se sont bien mariés.
« MM. Maynadié et Deligny, deux autres amateurs, se sont ensuite rencontrés. Le premier de ces messieurs, très leste et fort agile, a pris la belle par un coup à la tête. Puis M. Dunet s’est mesuré avec le professeur E. Leclerc. L’amateur était trop léger pour pouvoir résister au professeur.
cc Jusqu’alors nous n’avions eu que de la boxe française.
« L’assaut suivant réunissait pour trois reprises de boxe anglaise de 2 minutes, chacune, avec 50 secondes de repos, MM. Mon-
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biot, amateur et Loustalot, professeur; ce dernier extaordinairement vif, esquive beaucoup de coups portés par son adversaire qui finit par avoir la figure légèrement tuméfiée, malgré les gants rembourrés dont se servent les combattants.
oc Ensuite MM. Quillier et Mille, professeurs; tous deux apparaissent sur l’estrade. M. Quillier joue avec son adversaire, beaucoup moins fort que lui et de moindre poids, et exécute, entre autres beaux coups, un coup de pied de revers magnifique; c’est par le même coup en plein front qu’il prend la belle.
« Après cet assaut très dur, où le sang a légèrement coulé, les professeurs Leclerc et Langlois ont fait une passe toute courtoise, douce, gracieuse et artistique.
« La belle à Leclerc.
« Après l’entr’ acte, MM. Bayla^ professeur, et Godignon, amateur, ouvrent la seconde partie par un vigoureux assaut très applaudi.
« MM. Van Roose, amateur, très trapu, et Châtelain, professeur, font de la boxe anglaise, où quelques corps à corps sont interrompus par le mot halte jeté par le président.
« Puis M. Loustalot fait un assaut de boxe française avec M. Flori, sergent moniteur à Joinville, et a l’avantage d’une façon très marquée.
« Malgré cela le sergent de Joinville conserve toujours une attitude et une position toujours correcte et élégante.
« M. Albert, professeur, vient ensuite se mesurer avec Moscovino, adjudant moniteur à Joinville, qui n’a pas l’avantage. Cependant un coup dans la poitrine lui ayant coupé la respiration, la belle est demandée et c’est lui qui la prend.
« M. Legrand, amateur, manque de poids pour faire assaut de boxe anglaise avec le professeur E. Quillier.
« L’assaut final réunissait les professeurs Levallois et Castérès, dont il faut admirer les remarquables coups de pied.
« Ils ont été tous deux longuement applaudis.
« L. Perrée. »
Paris- Vélo, 10 décembre 1896.
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