‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 15 sur 233 · CHARLES DUCROS · texte numérisé non relu

CHARLES DUCROS

Charles-Jean-Antoine Ducros était né à Montpellier (Hérault), en 1824, taille moyenne 1 mètre 67 centimètres environ, d’allnre un peu épaisse; c’était un bon professeur, il faisait des élèves solides, il avait aussi une bonne leçon de défense, mais nous devons le dire, plus méthodique, plus raisonnée que celle de Leboucher.

11 avait eu pour professeur un nommé Surgis qui, orphelin très jeune, vendait des contre-marques à la porte des théâtres de Paris, puis il suivit des saltimbanques dans les foires; ceux-ci lui apprirent la boxe, la canne et le bâton; il était petit, très musclé et fort solide; il était un de ceux qui osèrent se mesurer avec le fameux boxeur anglais Torn-Cribb. Sa salle se trouvait au coin de la rue Saint-Denis et de la rue de Rivoli, chez la mère Lesage, qui tenait un commerce devins, à l’emplacement même occupé aujourd’hui par les magasins de nouveautés « A Pygmalion ». Sa salle était surtout fréquentée par les porteurs et les forts de la halle ; on y pratiquait la boxe et la canne, mais beaucoup le bâton. Charles Ducros nous racontait qu’en assistant comme élève aux assauts intimes donnés par son professeur à la salle, lorsqu’on tirait le bâton, on entendait souvent des avertissements de ce genre prononcés parles spectateurs : gare les gam-

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billes! — Gare la tronche!.. Aïe! (C’était gare les jambes et gare la tête).

Surgis mourut à l’Hôtel-Dieu, à la suite d’un refroidissement ! Charles Ducros succéda à son professeur et transporta le siège de la salle, rueSaint-Antoine, n° 100. Peu de temps après, il s’installa définitivement, rue Beautreillis, n° 9, où nous Lavons connu. Il cumulaitdeux professions : entrepreneur de peinture en bâtiment, une partie de la journée, et professeur de boxe, canne, etc. le soir. Tenon, professeur d’escrime, était attaché à l’établissement. Parmi les principaux élèves de la salle Ducros,nousciterons : les artistes peintres Castellani, Roll Alfred, Beaufeu Pierre, Arthur Ranc, sénateur aujourd’hui ; Mallet, marchand de meubles, faubourg Saint-Antoine, grand et fort, un vrai colosse, très redoutable, surtout à la boxe anglaise; Durupty Eugène, ouvrier typographe, taille moyenne, élancé mais très solide, ne paraissant pas ce qu’il était; Princhette, également ouvrier typographe, grand, très solide et en même temps très savant; Blazioski, fabricant de robinets, les frères Buquet, Auvray, Caquet Eugène, Fritz, Dalmas, Leroy, Marius Martin, May, Guillemin Casimir et Lacaisse.

Ce dernier était en même temps élève du célèbre Arpin, pour la lutte. Il débuta en 1862, place Maubert, chez Bertrand, directeur de luttes dans les foires. Il avait alors 18 ans. Elancé, souple, d’une agilité surprenante, il joignait à ces différentes qualités une force musculaire peu commune. A 24 ans, il levait, en deux temps, un haltère pesant 165 livres et faisait des bras tendusavecdes poids de 25 kilos. Peu scrupuleux dans le choix des moyens pour combattre un adversaire, il était devenu aussi redoutable que redouté.

En 1867, Eugène Paz organisa de grandes luttes, dans son gymnase, 34, rue des Martyrs. On voyait figurer sur l’affiche les noms des premiers champions français, tels que: Béranger, le bel athlète parisien, Crest, le taureau de la Provence ; Lacroix, Alfred, le beau modèle parisien ; Lacaisse, Jems, Charpentier, Dumortier, l’agile Lyonnais ; Pujol, le colosse de la Gironde et enfin, Arpin, le terrible Savoyard.

Il nous souvient, et d’autres ont dû en conserver le souvenir, qu’à la première séance, Deligne et Lacaisse luttèrent ensemble et qu’au moment où ils se disposaient à entrer dans l’arène, Crest,

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régisseur des lattes, vint dire au dernier des deux de se laisser tomber ce jour-là, que Deligne tomberait la prochaine fois. Lacaisse refusa net de se prêtrer à toute combinaison réglée à l’avance, ajoutant qu'il préférait être vaincu sérieusement plusieurs fois, que de tomber seulement une fois son adversaire dans une lutte de convention. Les deux rivaux étaient à peine en garde, que Deligne passa un collier de force à son adversaire ; celui-ci, pour se faire lâcher, lui mit les doigts sur les yeux. La seconde reprise fut en tous points semblable à la première et M. Paz dut intervenir. A la troisième reprise, nouveau collier de force de la part de Deligne ; cette fois son adversaire lui appuya fortement ses doigts sur les yeux; Deligne lâcha priseet se retira de l'arène.

Le collier de force n’étant pas admis dans une lutte courtoise, le lutteur a le droit de se servir de tous les moyens propres à s'en débarrasser.

Peu de temps après, Lacaisse était compris parmi les premiers champions de la lutte, et surnommé le « lutteur d’acier », il tombait le terrible boulanger chaque fois qu’il luttait avec lui.

Impressario des Folies-Bergère, il présenta Pietro en 1884, Tom Cannon en 1889, et le Turc Yousouf en 1895.

La plupart des élèves cités ci-dessus tiraient dans les assauts publics et à la salle; mais Mallet et Durupty étaient les seuls de la salle pouvant tirer avec le professeur.

Les assauts annuels donnés à la salle se composaient généralement de plusieurs parties. 1° Les assauts de boxe française et anglaise; 2° assauts d'escrime, sabre et canne sous la direction de Tenon, professeur à la salle. La soirée se terminait le plus souvent par une séance de lutte, la salle était alors aménagée à cet effet. Nous avons vu parfois la jeune fille de Charles Ducros faire assaut de fleuret avec son professeur, Tenon, qui, lui, faisait ensuite assaut de canne et de sabre avec le sympathique Tessier qui assistait à tous les assauts publics ou privés donnés à Paris. Charles Ducros ne donnait pas d’assauts publics, mais il y paraissait lui et ses élèves. Nous l’avons vu tirer plusieurs fois dans des assauts où il prêtait son concours; c’était d’abord dans la salle Chef, rue du Harlay, au Marais, puis au salon des Folies de Belleville dans un assaut donné par Louis Vigneron , le lundi 25 décembre 1865,

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jour de la fête de Noël, au bénéfice de Théophile Darche qui s’était brisé un pied, et de Tessier. Une autre fois c’était à la salle Molière, 159, rue SaintrMartin, encore au bénéfice de Tessier èt de Théophile Darche, c’était en 1868. La dernière fois, nous l’avons vu dans un assaut d’armes donné par le maître Rugé, à la salle de la Redoute, rue Jean-Jacques-Rousseau. Ce soir-là, il tirait avec son prévôt Durupty ; il fallait être connaisseur pour distinguer le plus adroit du maître ou de l’élève. Durupty fît un second assaut de boxe française avec Princhette, un excellent tireur avec lequel il faisait jeu égal.

Peu de temps après, Hubert Lecour donnait un assaut à la salle de la rue de Tournon; trois élèves représentaient la salle Ducros ; c’était Durupty, Charles Buquetét Princhette ; ils se sont mesurés avec les premiers élèves de Lecour pour la boxe française. Les qualités presqueidentiques des tireurs ont fait valoir la bonne méthode des deux professeurs, à la satisfaction générale des amateurs distingués présents à cet assaut.

. Un assaut remarquable eut lieu au gymnase Gesel, actuellement dirigé par Césari. Durupty se mesura à la boxe anglaise avec Raynal, successeur de Hubert Lecour. « D’abord un mot sur Durupty. Vers 1873 il était dans toute la puissance de ses moyens, la boxe anglaise était son sport favori, il était devenu pour ainsi dire insensible aux coups ; ses poings et ses avant-bras étaient tellement durcis par l’exercice et par leur développement naturel, qu’il était pénible de prendre la leçon ou de faire assaut avec lui ; ses parades, ou ses ripostes lorsqu’elles étaient parées, vous meurtrissaient les bras, il en résultait que la plupart des élèves préféraient prendre la leçon avec Princhette qui était moins dur. » Cette petite dissertation était nécessaire pour expliquer les incidents de l’assaut dont nous parlons.

L’assaut fut mené vigoureusement de part et d’autre; la reprise ne le céda en rien au début et finalement Raynal, qui était pourtant un solide gaillard et dur aux coups, se sentantpar trop serré par son adversaire, lui fit un passement de jambe et le renversa; l’assaut se termina ainsi, le jury en ayant décidé la cessation. Comme la boxe anglaise n’est en quelque sorte qu’une question d’endurance, l’on n’avait pu, sur le moment, se faire une opinion ;

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mais quelques jours après, Durupty, accusé par Raynal d'avoir mis du plomb dans ses gants, alla le trouver à sa salle ; ce dernier maintint le propos ajoutant que tous les coups qu’il avait reçus sur son corps étaient marqués. Durupty protesta de sa loyauté et provoqua son adversaire à un combat à poings nus devant un nombre de témoins déterminé, lui laissant le choix de l’époque de la rencontre. Raynal refusa, son médecin lui- ayant interdit tout assaut. — Ainsi se termina cette affaire des poings durs.

Charles Ducros était le seul de nos professeurs qui ait pu se mettre en face des boxeurs anglais. Un jour, à l’étonnement général, il fit égalité avec le célèbre Cribb. 11 était un peu rageur. C’est lui qui, à la salle Montesquieu, jeta ses gants au visage de ce colosse de Vigneron qui, abusant de sa force, ne s’était pas arrêté après un coup touché. La scène fut comique.

« Vous étiez touché, vous deviez annoncer le coup, Monsiéur Vigneron, s’écria Leboucher, qui dirigeait l’assaut. — Vous, répondit Vigneron, je vous en rends dix-huit de vingt. — Je crois bien, riposta Leboucher de sa voix au timbre enchanteur, parce que vous avez de grandes jambes ! » Charles Ducros et Vigneron finirent par s’embrasser, aux applaudissements du public. Ducros a eu beaucoup de bons élèves, dangereux, surtout au coup de poing, en raison de l’étude approfondie qu’ils faisaient de la boxe anglaise.

Son premier succès, et qui le posa en réputation, fut un assaut remarquable avec le fameux boxeur anglais Cribb. Les deux champions,face à face, se mesuraient de l’œil, mais il était difficile pour le champion anglais de surveiller son adversaire en le regardant dans les yeux, car Ducros louchait très fort d’un œil.

Dans la première partie, Ducros fut battu et reçut un coup de poing formidable qui le renversa à terre étourdi. Cribb appela son second, lui ht prendre une éponge et du vinaigre et donna à son adversaire lessoins que nécessitait son état. La deuxième partie fut plus favorable cette fois au champion français. Il se tenait bien et portait de nombreux et violents coups à son adversaire. Malgré son sang-froid apparent, il rageait comme de coutume. Cette fois, il prit le dessus et termina par un terrible coup de poing qui renversa son adversaire à terre. Aussitôt, il prit l’éponge et le vinaigre et rendit à Cribb courtoisie pour courtoisie. Le public cria : bravo FL,

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Voici comment Martin devint un élève de Ducros. Martin était modèle chez les artistes peintres, et très apprécié dans sa profession ; doué d’une grande force physique, très batailleur, cherchant noise par agrément, un mauvais coucheur, quoi. Un jour il provoqua dans la rue un jeune homme dont les apparences le trompèrent, car au moment où il levait le bras de haut en bas pour le frapper, il reçut de celui-ci et directement un coup de poing d’une détente si vigoureuse qu’il #fut littéralement assommé et ne put continuer le combat. Un instant après, il demandait à son adversaire, tout en lui faisant remarquer qu’il paraissait bien moins robuste que lui, comment il avait pu lui porter un pareil coup, qu’il s’était souvent battu, mais qu’il n’avait jamais reçu un coup semblable. Son adversaire, qui n’était autre que Durupty, se mit volontiers à sa disposition pour lui expliquer le coup direct dont il s’était servi, en ajoutant qu’il était élève de Charles Ducros, et que ce coup .n’était un secret que pour les personnes qui ne faisaient pas de boxe, qu’à la salle, on le démontrait à tous les élèves. A partir de ce jour, Martin devint un fervent de la boxe chez Ducros, et ne fut plus batailleur. C’est Martin lui-même qui plus tard nous racontait l’incident et son étonnement du terrible coup direct qu’il avait reçu.

Nous avons dit que Mallet était le plus redoutable des élèves de Ducros, à la boxe anglaise. Il mesurait 1 m85 et pesait 110 kilos, avec cela fortement musclé : vous voyez d’ici le colosse.

Un jour deux boxeurs anglais, de passage à Paris, adressent un double défi à Ducros et à Mallet; ceux-ci acceptent; rendez-vous fut pris, la rencontre eut lieu au gymnase Thévelin, rue de Berri.

Le premier assaut commença par Mallet et le plus fort des deux boxeurs étrangers. L’Anglais, beaucoup plus vif que son adversaire,!^ portait de nombreux coups que celui-ci recevait fort bien, mais qui le gênaient beaucoup ; néanmoins il reprit l’avantage par une série de coups des plus sérieux et termina par un coup si terrible que l’Anglais fut jeté en bas de l’estrade, tellement étourdi qu’il resta longtemps à se relever et abandonna la partie.

Le deuxièmeassaut entre Charles Ducros etle denxièmeboxeur anglais allait commencer ; ils étaient en train de mettre leurs gants, lorsque l’Anglais, apprenant qu’il avait devant lui le pro-

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fesseur de celui qui venait de vaincre son camarade, serra la main à Ducros et ne voulut pas boxer, pour essuyer, disait-il, une défaite certaine.

Ducros allant un matin à Bercy commander une provision de vin pour entretenir ses muscles, alla déjeuner dans une gargote où les débardeurs, les ouvriers du port avaient l’habitude de prendre leurs repas. Un débardeur réputé pour la terreur de Bercy se trouvait là; voyant un monsieur bien mis qui paraissait le regarder d'un mauvais œil (nous avons dis que Ducros louchait très fort), le prit à partie par des plaisanteries de mauvais goût. Ducros, qui était aussi hargneux que rageur, prit la balle au bond et dit à celui qui se moquait de lui : je vous ai bien entendu ; je vois aussi très clair et suis prêt à vous le prouver. En même temps il se levait. Le débardeur voulut se lancer sur lui et reçut un formidable coup de poing sous le menton qui le fit culbuter pardessus une table ; rendu furieux, il se relève et veut se jeter de nouveau sur son adversaire, mais cette fois, il reçut une correction telle qu’il ne put se relever. Ducros dut battre en retraite en bon ordre, car tous les débardeurs se préparaient à lui faire un mauvais parti.

« Il n’y a qu’un Dieu, un soleil et un Lucioni. »

Beaucoup doivent se rappeler encore cette annonce aussi originale que prétentieuse qu’on voyait au fronton d’une baraque à la foire au pain d’épice.

Lucioni, un Corse, avait été, disait-il, premier maître au 8e régiment de zouaves. 11 pouvait avoir 1 m 70, blond; comme barbe il portait l’impériale ; il avait la physionomie militaire, bien musclé, il paraissait assez fort. Il tenait annuellement une baraque à la foire au pain d’épice, à la barrière du Trône (actuellement place de la Nation). Il provoquait les professeurs, maîtres, prévôts et amateurs, à venir se mesurer avec lui (ou bien avec des compères), soit à l’épée, au sabre, à la canne, à la boxe et à la lutte ; il connaissait un peu chaque exercice, mais n’était fort à aucun d’eux. C’était en réalité un saltimbanque dans le sens vrai du mot.

Il avait comme salle d’armes une baraque sous les arcades du

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chemin de fer de Bastille-Vincennes, rue de Lyon. Un débit de vins et liqueurs faisait partie de l’établissement; cela lui rapportait sans doute plus que les leçons, car si l’on y voyait quelquefois des curieux et des pochards,on n’y voyait pas souvent d’élèves. Là, il donnait des représentations comme à la foire, avec parade à la porte. Un jour, par fanfaronnade (car s'il était Corse de naissance, il était plutôt Gascon par tempérament), il eut la malencontreuse idée d’adresser un défi à Ducros et à ses élèves, en leur offrant une prime de 500 francs. Le professeur et ses deux premiers élèves Mallet et Durupty acceptèrent le défi et se rendirent chez Lucioni, et à la canne comme à la boxe lui donnèrent une telle leçon, qu’il dut s'en rappeler longtemps.

Ces messieurs réclamèrent la prime avec l’intention de la verser au profit des pauvres du quartier, mais ils ne purent l’obtenir. 11 y eut scandale, on alla chez le commissaire de police, mais on ne put rien obtenir, étant donné que Lucioni ne possédait pas la sommede 500 francs.

Il disparut de Paris peu de temps après ; depuis on n’eut plus de ses nouvelles.

Charles Ducros aimait son art, non seulement à cause des avantages qu’il en retirait, mais aussi pour lui-même. Toujours au milieu de ses élèves, souvent il arrêtait un assaut et donnait des conseils aux adversaires. C’était un cours improvisé qu’il faisait à ses élèves. Il était le plus heureux des hommes lorsqu’il voyait, dans lés assauts entre élèves, une belle série de coups donnés à propos ; par ses leçons sous forme de conseils, il était toujours intéressant, et souvent ses élèves se trouvaient à faire cercle autour de lui sans s'en apercevoir ; aussi était-il aimé d’eux ! Par exemple, s’il se trouvait dans la salle un élève par trop paresseux ou manquant de dispositions physiques, il lui disait carrément : mon cher garçon, restez ici si vous voulez, mais je dois vous prévenir que vous perdez chez moi votre temps et votre argent. Cela juge bien l’homme.

Atteint d’une maladie de poitrine, il cessa de donner des leçons et quitta sa salle en 1879. Il mourut le 1er octobre 1880, âgé de 5G ans.

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