‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 152 sur 233 · FÊTE A LA SOCIÉTÉ D’ESCRIME · texte numérisé non relu

FÊTE A LA SOCIÉTÉ D’ESCRIME

« A l’occasion du passage de Charlemont, le célèbre boxeur français, champion du monde, la société d’escrime avait organisé, avant-hier soir, une brillante fête à laquelle assistait l’élite denotre société marseillaise. Divers invités, parmi lesquelsM. le général Canonge, ont chaleureusement applaudi aux intéressants assauts qui se sont succédé.

« Inutile de dire que les assauts de boxe auxquels a pris part Charlemont ont particulièrement soulevé les bravos de la salle entière, véritablement émerveillée de la vigueur habile déployée par le célèbre boxeur. »

Le Petit Provençal du 9 janvier 1897.

BOXE

<.< La Société d'escrime de Marseille vient de donner son premier assaut de boxe française.

« Quelques tireurs de chausson marseillais etplusieurs élèves d’Allard, ancien prévôt de Charlemont, prêtaient leur gracieux concours à cette fête.

« Le clou de la soirée était* l’assaut de Charlemont avec un champion marseillais. Inutile de dire qu’on a eu toutes les difficultés du monde pour trouver un adversaires Charlemont et que l’excellent professeur n’a pas eu de peine à démontrer la supériorité de sa méthode de boxe française sur le chausson marseillais, qui consiste surtout en coups de pied tournants.

« Charlemont a exécuté sur son adversaire ses merveilleuses séries de temps, qui font de lui le redoutable tireur que l’on connaît. »

Paris-Vélo, dimanche 17 janvier 1897.

LA BOXE FRANÇAISE

ATHLETISME

« Boxe. — Le chausson a vécu et c’est Charlemont qui lui a porté le coup mortel au cercle de l’escrime de Marseille.

« Tout ce que la ville compte d’amateurs de sport était présent et si l’on a admiré le courage de M. Ginoux qui a osé se mesurer avec un pareil adversaire, il faut constater que sa défaite et celle de l’art spécial qu’il professe ont été lamentables.

« Ce n’est qu’à Marseille que l'on peut voir des triomphes, bien mérités du reste, car il a littéralement joué avec son adversaire, que l’on avait mené au combat après force hésitations de sa part.

« Il faut rendre à M. Ginoux cette justice que, sur la grande quantité de tireurs qui devaient, en principe, ne faire qu’une bouchée du boxeur parisien, il est le seul qui ait osé l’affronter. » Echo de Paris, 18 janvier 1897.

D’autres comptes-rendus ont aussi été publiés dans le Petit Marseillais et le Soleil du Midi, du 9 janvier 1897, dans le Mondain du 13 et la Vie Marseillaise du 16 du même mois.

BOXE

« Le match de boxe organisé le 17 janvier, à 2 heures 1/2, au Casino de Saint-Pierre par M. le professeur Albert Killmann, avec le concours de MM. les professeurs P. Vigny, Nanche, Lambert, et de plusieurs amateurs distingués, a brillamment réussi.

« Dès 1 heure 1/2, la grande salle du Casino semblait trop petite pour contenir les nombreux amateurs de ce sport si goûté, et le programme alléchant de nos aimables professeurs promettait d’être exécuté devant un public nombreux et sélect. Remarqué dans la salle M. Gardiol, un ancien tireur de la vieille époque, M. Tbomeguex, un escrimeur parisien, universellement connu, de retour du Transvaal... etc., etc.

« Dans la première partie, assaut d’escrime entre MM. Nanche et Vigny, professeurs. Après un « mur » exécuté à la perfection ces messieurs sont tombés en garde et ont croisé le fer. M. Vigny attaque surtout par des coups droits très vites tandis que M. Nan-

LA BOXE FRANÇAISE

che, par un jeu serré et un doigté merveilleux, avait les parades franches et d’excellentes ripostes ; deux adversaires de grande qualité qui ont vu leur jeu savant accueilli par les bravos de la foule. Nombreux applaudissements aussi à l’assaut de boxe anglaise entre les jeunes Favre, élèves de Killmann.

« Les luttes suisses et libres entre quelques-uns de nos meilleurs gymnastes ont été accueillies par le public avec une grande satisfaction ; malheureusement le plancher ne se prêtait guère à ce genre d’exercice. Le n° 4 du programme, qui sans contredit a été le clou delà matinée, annonçait un match de boxe anglaise entre les professeurs Killmann et Vigny.

« Dès leur entrée dans le ring, les matcheurs sont salués par les applaudissements de nombreux spectateurs et amis impatients d’assister à ce match sensationnel.

« Dans le premier round, rien de saillant ; les deux adversaires, s’attaquant mutuellement, font de jolis coups ; les parades de M. Killmann sont particulièrement remarquées. Dans le second round, les coups sont plus vites, plus serrés ; le match change d’allure après un magnifique coup de revers de M. le professeur Vigny. M. le professeur Killmann commence une charge qui soulève l’admiration de la salle et termine par un coup de poing direct envoyé de main de maître, qui met pour quelques instants M. Vigny en état d’infériorité marquée, aussi, quand commence le troisième round, le public voyant un peu de sang, réclame-t-il la fin du match qui se termine sur cet incident.

« Pour terminer, assaut à l’épée de combat entre MM. Hanche et Vigny. On doit lui sayoir’gré de venir se mettre en ligne après un assaut aussi passionnant que celui de boxe qu’il vient de soutenir ; nous assistons alors à une passe d’armes, selon toutes les règles de l’art, régal des yeux, disait quelqu’un près de moi, et le mot était juste, car nos deux professeurs, en artistes consommés, nous ont tenus sous le charme de leur courtoisie parfaite et de leur science élégante.

« Puisse le succès de cette matinée les engager à nous ouvrir bientôt de nouveau les portes du casino.

La Pédale , Genève, 20 janvier 1897.

LA BOXE FRANÇAISE

Le dimanche 24 janvier 1897, à 2 heures très précises. Fête d'inauguration du Stand de la Société de tir des amateurs français, 8, rue Glairaut, avenue de Clichy, sous la présidence du colonel Périer, membre d’honneur de la société.

Exercices, équilibres, lutte, boxe et escrime.

La boxe française est représentée par MM. R. Laburthe, Loriot, Mainguet, Gbabrier et Leclerc, ce dernier, absent, n’a pas tiré.

Académie athlétique, 23, rue des Boulets, grand assaut athlétique donné par M. Noël (le Gaulois), le samedi 30 janvier 1897, à 8 h. 1/2 du soir.

Grandes luttes, exercices de force, assauts d’escrime, de boxe et de canne.

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