‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 159 sur 233 · AU CERCLE DE L’ESCRIME · texte numérisé non relu

AU CERCLE DE L’ESCRIME

« La soirée à laquelle nous avait conviés la société des boxeurs français, au cercle de l’escrime de la rue Taitbout, était une véritable soirée d’inauguration, et M. A. Rogé, président, a fait les honneurs lavée une affabilité parfaite, secondé par MM. Baumblatt et Breittmayer qui, comme toujours, se sont multipliés, pour assurer le succès de la fête.

« Est-il besoin de dire que la salle était bondée, que le Tout- Paris du sport était là. Citons quelques noms: MM. Paschal Grousset, présidentd’honneur; MM. Robbe, commandant Roustan, lieutenant Taine, Faillot, maire du IVe arrondissement ; MM.Ra-

nowitz, Mouquin, Lévy, Breittmayer frères, Dubonnet, baron (THurcourt, F. Xau, Payotte, Guinebert, Morand, Gellinard, Bruneau de Laborie, Lechaume, Chaillou, baron de Frederickz, Stevens, de Lucenski, L. Minard, etc...

« La première partie comprenait plusieurs assauts intéressants, entre autres, ceux de M. Lachâtre contre M. Vidal, et M. Agié contre M. Loriot.

« A l’assaut un peu dur entre MM. Van Roose et le sergent Gros, bien que ce dernier ait été très modéré, contrairement à son habitude, a succédé un assaut très brillant et très applaudi entre MM. Levallois et Chabrier, assaut où toute la finesse et l’élégance de la boxe française ont été mises en lumière.

(( La première partie se terminait par la rencontre de Charlemont père et Flori, qui ont eu l’un et l’autre de forts jolis coups à leur actif. Je cite pour mémoire l’assaut de boxe anglaise entre Roberts et J. Jones: de poids disproportionnés, ils n’ont pu tirer également et au 2e round, Jones couchait à terre son adversaire.

« Un entr’acte de 15 minutes nous a permis d’admirer la nouvelle salle de boxe du cercle, et la future salle d’été, vaste terrasse qui sera recouverte d’une véranda.

« La deuxième partie a débuté par un excellent assaut entre les deux excellents maîtres Albert et Mainguet ; le premier, très en jeu, a eu nettemment l’avantage.

« L’assaut entre Gastérès et Moscowino s’est passé comme il fallait s’y attendre, tout en bras. Castérès excelle dans le coup de poing, il nous l’a montré une fois de plus : les deux adversaires ont obtenu un très franc succès.

« Si la boxe française peut et... doit, en public, rester élégante et gracieuse, la boxe anglaise doit, pour intéresser, être dure et brutale, et nous devons féliciter MM. Paulian et Gaconnet de la façon dont ils ont mené leur assaut.

« M. Paulian a fait preuve d’une grande supériorité, et bien qu’il n’y eût que trois rounds, il a vigoureusement mené son adversaire qui a dû trouver que c’était très suffisant.

« Le second assaut de boxe anglaise, entre Attfield et Smith, a été plus mou ; le premier a’ eu l’avan tage du premier sang, le second pourtant nous semblait avoir le meilleur au 5e et dernier round.

LA BOXE FRANÇAISE

« L’assaut final entre MM. Charlemont fils etGroslambert.nous a permis de constater que l’excellentprofesseur était toujours dans sa merveilleuse forme : M. Groslambert a fait une défense très honorable, ce à quoi bien peu pourraient prétendre vis-à-vis de l’incomparable tireur qu’est Charlemont.

« Nous ne voudrions pas terminer ce rapide compte-rendu sans féliciter les organisateurs du succès mérité de cette soirée et sans les remercier de leur accueil charmant.

Paris-Vélo, 1er mars 1897.

BOXE

« Société des boxeurs français. — Une nombreuse assistance se pressait à l’assaut d’inauguration du nouveau local de la société des boxeurs français, 9, rue Taitbout.

« M. Paschal Grousset, député de la Seine, présidait, assisté de M. Rogé, président de la société.

« Nombreux et brillants ont été les assauts fournis par MM. Lachâtre, Agié, Van-Roose,Levallois, Loriot, Paulian, Groslambert, amateurs, Vidal, Chabrier, Albert Mainguet, Castérès, Moscovino, Gaconnet, professeurs.

« 11 faut citer comme hors de pair les maîtres Charlemont père et fils, qui ont lutté de science et de brio en deux superbes assauts.

« La société des boxeurs français, poursuivant heureusement son active propagande, en faveur d’un art trop délaissé en France depuis quelques années, s’est installée luxueusement dans sa nouvelle salle élégante et vaste. En été, une terrasse, aménagée à cet effet, servira de champ clos pour boxer en plein air.

« Si l’on ajoute que le comité a décidé de donner de nombreux et intéressants assauts publics destinés à propager en France le goût de la boxe, on peut dire que la société des boxeurs français, grâce à l’initiative de son distinguéprésident et à l’intelligent dédévouement de M. Georges Breittmayer, membre du comité, qui a organisé la séance d’inauguration en expert de tous les sports et en incomparable maître de maison, a bien mérité les éloges elles

LA BOXE FRANÇAISE

encouragements de tous ceux qu’intéresse la renaissance d’un art bien français, passionnant au possible, et qui, de plus, est d’une utilité pratique sans pareille.

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