LE COMBAT
« Ce spectacle est bien un peu sauvage. Il y a souvent mort d’homme. Ces messieurs ont le secret de certains coups assommant de façon définitive et ilya des oc Knock-out » qui font mordre la poussière pour toujours.
« Pour sortir vainqueur du combat, il n’est point nécessaire, bien entendu, qu’on ait tué son partenaire, il suffit qu’on l’ait « abîmé » suffisamment pour qu’il ne puisse se relever pendant onze secondes. Il y a là le times-keeper , — celui qui compte le temps — avec sa montre et, pendant que l’un des adversaires râle sur le sol, il laisse tomber froidement les secondes : « One, two, three. »...
oc Ensanglanté, crachant ses dents, laissant pendre un bras cassé,
LA BOXE FRANÇAISE
ou encore la mâchoire démolie, car dans cet ordre d’idées, il n’y a que l’embarras du choix, le malheureux se relève, se laisse administrer un nouveau coup qui le rejette sur le sol où il reprend haleine.... car ce peut être une tactique. Mais, s’il n’est pas debout quand le times-keeper a prononcé le fatal « eleven », c’est fini! Les cris de rage éclatent, bientôt couverts par les : Hip ! Hip ! Hurrap ! de ceux qui viennent souvent de gagner une fortune.
« Hypocritement, depuis deux ans environ, ces luttes ont été prohibées aux Etats-Unis ; mais comme chaque Etat peut prendre sur lui de les autoriser quand l’occasion s’en présente, ça ne gêne pas les boxeurs.
« Présentons les deux adversaires et leurs deux gloires.