CONTRAT
DE
gymnastique Entre la Société libre de gymnastique
44, Place de la chapelle, 44 de Bruxelles, d'une part ;
BRUXELLES et M. Charlemont, d’autre part,
est convenu ce qui suit :
Art. Ier. — M. Charlemont doit se trouver au local de la société :
a) Les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, de 8 h. à 10 h. du soir, pour les membres effectifs ;
b) Les mardi, jeudi et samedi, de 6 h. à 8 h. du soir, pour les membres-élèves.
Art. 2. — M. Charlemont a les titres de professeur de boxe, de directeur du plancher, et de directeur du cours des membres élèves.
Art. 3. — M. Charlemont emploiera le temps qu’il consacre à la Société, à donner le cours de boxe, à diriger les exercices d'en-
LA BOXE FRANÇAISE
semble des membres effectifs, et à diriger le cours des membres élèves, suivant les instructions qui lui seront données par le conseil d’administration.
Art. 4. — M. Charlemont recevra un traitement annuel de 1000 francs, payable mensuellement. Il recevra, en outre, 20 0/0 sur le montant des recettes produites par les cotisations et les droits d’entrée des membres élèves.
Art. 5. — Le présent contrat entrera en vigueur le 1er mars de l’année 1873.
Art. 6. — Il ne pourra être modifié que de commun accord entre les parties.
Art. 7. — Il ne pourra être résilié que de commun accord entre les parties, ou après avertissement donné, un mois à l’avance, par écrit, par l’une des parties.
Ainsi fait en double, à Bruxelles, le 28 février 1873.
Au nom du Conseil d’administration représentant la Société libre de gymnastique
Le Secrétaire Le Vice- Président
J. Charlemont. Jules Tiberghien. Gustave de Leener.
Le présent contrat a été résilié le 31 mars 1876.
Au nom du Conseil d’administration :
Le Secrétaire, Le Vice-Président,
J. Charlemont, Charles Cammaert.
Il transporta d’abord sa salle rue du Chemin-de-Terre ; de là, rue de l’Union, à Saint-Josse-ten-Noode, puis rue Saint-Jean, et ensuite rue Cantersteen, à l’estaminet «Au Ballon ». — Ab! mais ! ce n’est pas facile de trouver une salle convenable pour donner des leçons et ne pas payer cher de loyer, il faut aller doucement, graduellement, suivant ses besoins et ses moyens.
Voici le point de départ d’une grande série d’assauts donnés par Charlemont. Un matin qu’il allait faire une visite à MM. Vandersteen, maître d’armes aux grenadiers, et Derath, maître d’armes aux guides, il apprit que le chef armurier des grenadiers, ami de M. J.-L. Petit, avait reçu de ce dernier une dépêche dans laquelle il lui annonçait le résultat du défi de boxe qu’il était allé porter
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aux professeurs de Paris et qu’il était sorti vainqueur sur toute la ligne (sic). Les deux braves maîtres étaient satisfaits du résultat obtenu à Paris par leur compatriote, mais ils furent vite désillusionnés, la dépêche était mensongère, Charlemont avait les preuves en main. Une lettre de M. Chauderlot, une autre de M. Lionel Ralu et les comptes-rendus de plusieurs journaux : la Liberté et le Petit Journal.
Nous reproduisons à titre de curiosité l’affiche anonçant le défi porté par M. Petit, on pourra juger de son savoir en boxe, rien qu’à la rédaction de ce cartel :